L'affaire Wesphael, du nom de ce député wallon accusé d'avoir tué son épouse lors d'une virée dans la cité balnéaire d'Ostende, est en train de prendre une tournure peu ordinaire. En effet, depuis le 31 octobre 2013 (moment des faits), Bernard Wesphael fut emprisonné pendant de nombreux mois, malgré son immunité parlementaire, mais il perdit aussi tous ses biens, ses amis, ses électeurs, son avenir. Et pourtant...    

Retour sur cette nuit tragique

Le couple Wesphael-Pirotton connaissait des moments difficiles, personne ne le nie, mais de là à se terminer par un meurtre, il y avait un long chemin. Véronique, l'épouse du député, voulait marquer un temps de réflexion en se rendant "seule" à Ostende, sur la Côte belge. Son point de chute fut l'hôtel Mondo, mais bien vite Bernard Wesphael vint la rejoindre, et une folle soirée débuta.

Resto, bar, alcool, discussions, tentatives de solutions à la poursuite de l'histoire du couple, retour à l'hôtel, un dernier verre - ou plutôt, bouteille -, la fatigue jouant son rôle, les deux protagonistes se retrouvent dans la chambre au sixième étage du Mondo, chambre 602, et puis "l'affaire". Véronique Pirotton est retrouvée morte. Le mari dit ne se souvenir de rien, ayant prit un somnifère.

Rebondissement inédit

Depuis ces faits, près de seize mois passèrent et bien des choses changèrent. Tout d'abord, la juge d'instruction requalifia, en janvier 2015, le geste "présumé" de Wesphael d'assassinat en meurtre. Après 15 mois, alors qu'il fallu une longue bagarre juridique pour que le député puisse sortir d'une exceptionnelle préventive, on se demandait le pourquoi de se revirement dans l'optique de la #Justice flamande. On vient de l'apprendre, avec le rebondissement qui met en lumière des faits nouveaux.

On savait la vie amoureuse de Madame Pirotton chaotique, pour ne pas dire débridée. On savait aussi que cette dernière reçu, le soir de sa mort des SMS (textos), d'un ex-amant, pas si ex que ça du reste. Ce psychologue entretenait visiblement toujours une "certaine relation rapprochée" avec l'épouse du député. Constatation faite par la femme même du psy, qui le révéla aux enquêteurs. À ses dires, l'amant orienta les recherches, afin de faire plonger au plus bas Wesphael, en trafiquant des ordinateurs, en dissimulant des preuves ou encore en manipulant des documents informatiques. Il fut placé en garde à vue, mais libéré. Des perquisitions eurent lieu à son domicile, le 18 janvier 2014 et le 25 avril de cette même année, mais bizarrement les résultats ne sont pas encore connus des autorités judiciaires.

Toujours est-il que notre homme fut libéré, et qu'une nouvelle orientation prend cours dans cette affaire. Si elle fut aussi médiatique, le fait d'être député wallon accusé de meurtre en Flandre valut un emprisonnement "préventif" anormalement long. L'homme à tout perdu, et nie toujours avoir tué son épouse. Nous n'en sommes donc peut-être pas au bout de nos surprises dans cette affaire... #Belgique