La folie n'a pas d'âge, pas de race, pas de logique. Ce qui s'est passé vendredi matin, aux portes d'un magasin Delhaize à Anvers en #Belgique, relève en effet de la folie gratuite, mais aura des conséquences indélébiles pour une dame de 52 ans, venant nettoyer les vitres de la grande surface, et n'ayant absolument rien à voir avec l'éventuel conflit (car on ne connaît pas les motifs réels de l'agresseur) qui oppose l'homme à l'acide et l'enseigne.

Toujours est-il, Marina Tijssen fut transportée à l’hôpital dans un état critique, avec semble-t-il un œil perdu, et dut être plongée dans le coma, afin de limiter sa souffrance. Acte gratuit, certes, tout comme se fut le cas -mais dans une toute autre affaire- lors de l'attaque de Patricia Lefranc, par son ex-amant, mais aussi pour les femmes en Inde ou au Pakistan. On se souviendra aussi de Sergueï Filine, le directeur artistique du Bolchoï.

Il est très facile de se procurer cette arme plus terrible qu'un revolver et qui laisse, dans l'éventualité de survie, des séquelles visibles et particulièrement atroces, et très certainement indélébiles. Marina se rendait donc chez Delhaize afin d'en nettoyer les vitres. En effet, cette grande surface sous-traite à l'entreprise de Madame Tijssen et son mari pour ce travail. Arrivant devant les portes de l'enseigne, Marina était bien loin de s'attendre à un tel accueil. Un individu surgit et lui lança de l'acide, lui brûlant fortement le visage, à un tel point qu'on craint qu'elle perde un œil. Son mari, Frank, déclarait: "Marina est fortement brûlée, les médecins l'on placé dans un coma artificiel. J'espère qu'ils vont attraper cet "idiot", afin qu'il ne s'en prenne pas à d'autres personnes." Depuis, la police fédérale traque cet individu, et lança un avis de recherche: "Personne de race blanche de 40 - 50 ans. Il a les cheveux bruns coupés courts et présente une calvitie frontale naissante. Il se déplace probablement en voiture et a aussi été aperçu à Binche, à La Louvière, à Seneffe, à Manage, à Waterloo, à Bruxelles, à Uccle et plus récemment encore à Ruisbroek."

Pour l'heure, les jours de Madame Tijssen ne semblent plus considérés comme en danger, mais sa vie ne sera plus jamais la même de par les faits d'un fou. La direction de Delhaize reconnait avoir reçu des menaces par courriel. Les raisons n'étaient pourtant pas très claires, et il est impossible de définir le profil de cet individu, utilisant de fausses identités et adresses. En attendant, la sécurité a été renforcée aux abords des #Magasins, mais le plus important est cette pauvre dame et sa famille, qui viennent d'être plongés en enfer, alors qu'elle voulait simplement travailler.