"Ça n'a pas duré longtemps. Elles ont crié dix minutes et puis c'était fini." Des paroles absolument inaudibles pour un père de famille, qui apprend ainsi que son épouse vient d'enfermer ses trois petites filles (de 2 à 6 ans) dans un pièce de leur habitation, et d'en mettre le feu. Les pauvres petites ne pouvaient survivre à cet acte d'une barbarie extrême, perpétré par une "mère" avec pour seul motif: la vengeance.

Procédure de garde exclusive lancée

Les faits se sont déroulés ce mercredi, et dans ces cas il semble de bon ton d'employer le conditionnel, puisqu'une instruction judiciaire est lancée. Mais, les dires des différents protagonistes ne font planer pas beaucoup de doute sur l'auteur des faits. Drame de société, drame d'un couple aux prises avec des ennuis personnels, drame de la folie -passagère ou pas- d'une dame sous l'emprise de la boisson et des médicaments, et qui dormait vingt heures par jour. Le mari en était conscient. D'ailleurs il avait décidé de prendre du recul quant à la vie de couple, sans pouvoir imaginer un tel dénouement, et la séparation du couple devait permettre de réfléchir et tenter de trouver une "bonne" solution. S'apercevant que l'attitude de la "dame" ne s'améliorait pas, Monsieur a entreprit les démarches afin de pouvoir obtenir la garde des trois petites. La venue de l'huissier de justice, afin de signifier à l'épouse les intentions du mari, aurait déclenché l'excès de folie, qui devait entraîner la mort de trois petits êtres humains, ne demandant rien à personne. À l'heure où l'on parle beaucoup des extrémistes religieux, n'oublions pas qu'il existe également des drames familiaux, avec des conséquences tout aussi inacceptables.

Trop tard pour intervenir

Plus tôt dans la journée, après le passage de l'huissier, la dame a téléphoné au père afin de le prévenir qu'elle envisageait une vengeance "terrible". Jamais le papa ne pouvait penser à un tel geste. Une mère, à moins d'être complètement folle, ne fait cela à ses enfants. Le couple vivait ensemble depuis plus de dix ans, et c'est un père anéanti qui prévint sa sœur afin d'intervenir. Mais il était déjà trop tard, les trois petites étaient mortes dans les flammes de l'habitation conjugale. Le monde va mal, la société ne peut s'en sortir dès le moment ou "tout est permis" dans la tête des certains. Le sort de la maman semble déjà tracé (prison ou enfermement psychiatrique), mais celui du papa, qui devra vivre le reste de sa vie avec le fait d'avoir perdu ses trois petites filles parce qu'il avait voulu leur donner une vie meilleure.
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