Ce qui me choque particulièrement dans la gestion de la politique actuelle, c'est le manque d'initiative des pouvoirs publics : le moindre projet un temps soit peu ambitieux est délaissé au privé. Prenons simplement l'exemple du nouveau complexe de kots d'étudiants situé place du XX Août. Alors propriété de la ville, il est vendu par celle-ci en 2006. Depuis, l'immeuble n'a fait que passer de groupe immobilier en groupe immobilier, jusqu'à ce que en 2012, un nouveau promoteur immobilier décide d'en faire des kots de luxe (appelons un chat un chat).

Il faut savoir que le bâtiment en question (Résidence André Dumont) est situé quasiment en face de l'Université de Liège.

Donc on récapitule, on a un bâtiment d'une taille importante qui appartient a la ville, en face de l'Université de cette même ville. Il est d'une configuration parfaite afin d'en faire des kots/studios alors que la demande est forte et que les prix des loyers atteignent, par moment, des sommes élevées. Et que fait la ville (qui, de plus, est dirigée par des socialistes en passant) ?

Elle vend ce bâtiment à un promoteur privé !

Et lorsque que le PTB propose la création de 5 000 logements publics, les autorités insultent l'initiative de "démago" et "mégalo".

Mais lorsque qu'une grosse entreprise privée débarque, promettant monts et merveilles et sans certitude qu'elle tiendra ses promesses (Arcelor Mittal), elle est accueillie les bras ouverts à coup de cadeaux fiscaux etc. Les pouvoirs publics sont-ils si faibles que cela ? Si faibles au point que, la moindre proposition semble impossible à réaliser par le public mais totalement possible par la moindre entreprise privée ? Quelle image cela donne de la Ville et de la politique aux habitants ? Des pouvoirs publics qui laissent un bâtiment pourrir pendant 10 ans et un privé qui rachète et rénove : bref un privé qui entreprend et développe, et un public qui se contente de ne rien faire...

Les faits ci-dessus ne sont qu'un exemple pour exprimer le fond du problème : les politiques, y compris ceux qui se présentent comme à gauche, délaissent en réalité tout progrès possible à la bonne volonté du privé.

Ils auront bien sorti l'excuse, tels des calimeros que ce n'est pas de leur faute, que c'est l'Europe qui ne veut pas, etc. Pourtant, ils ont tous accepté ces mesures européennes sans broncher et allant même à les défendre, vantant les pseudos mérites sociaux de ces traités au lieu de les combattre. Et justement, au lieu d'innover et d'entreprendre par le public, ces mêmes politiques se confortent dans cette attitude passive, mourante, limite conservatrice, du progrès.

Le logement n'est qu'une partie d'un problème plus profond et est applicable pratiquement à tous les sujets.

Par exemple, la recherche : la #Belgique et l'Union Européenne n'investissent pratiquement rien dans la recherche contre le vieillissement. Mais de l'autre coté de l'Atlantique, Google crée une société avec un fond de 50 milliards pour faire des recherches sur le vieillissement.

Prenons l'exemple d'un jeune d'une vingtaine d'années : il a une idée innovante qui pourrait fonctionner et avoir de l'impact sur la vie des gens. Quel est le seul moyen pour ce jeune de pouvoir développer son idée ? Qu'il se lance dans le privé !

Il n'existe aucune solution concrète à ce jeune de pouvoir développer son idée, son invention, dans le public. Avec une image pareille, les pouvoirs publics semblent pour tous inefficaces et corrompus, ne bougeant pas et n'inventant rien, plus du tout à la source de progrès, ni d'initiative… juste source de frustrations et de hausse d'impôts. Et de l'autre côté, les entreprises privées passent comme les acteurs qui créent, qui inventent, qui prennent des initiatives et qui créent des logements proches de chez eux.

Comment s'étonner dés lors que des gens finissent par voter pour des partis à droite et à avoir plus confiance en des entreprises privées que dans leurs pouvoirs publics et politiciens ? Quelle image cela donne de la Ville et de la politique aux habitants ? Des pouvoirs publics qui laissent un bâtiment pourrir pendant 10 ans et un privé qui rachète et rénove : bref un privé qui entreprend et développe, et un public qui se contente de ne rien faire...

Les faits ci-dessus ne sont qu'un exemple pour exprimer le fond du problème. Les politiques, y comprit ceux qui se présentent comme à gauche, délaissent en réalité tout progrès possible à la bonne volonté du privé.

Ils auront bien sortir l'excuse, tels des calimeros que ce n'est pas leur faute, que c'est l'Europe qui ne veut pas, ils ont pourtant tous accepté ces mesures de l'Europe sans bouger et allant même à les défendre, vantant les pseudos mérites sociaux de ces traités au lieu de les combattre.