D'innombrables tombes ont été profanées dans le cimetière juif de Sarre-Union situé dans l'Est de la France. Les faits qui se sont déroulés dans la nuit de samedi à dimanche constituent un acte antisémite grave dont « les auteurs seront punis », a certifié le président de la république, #François Hollande. La profanation a été confirmé dimanche après-midi par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Ce dernier était à peine revenu de Copenhague où il avait rendu hommage aux victimes de la fusillade dans la capitale danoise. Des sources disent que les autorités ont été contactées au cours de la journée de dimanche. Le cimetière profané compte plus de 400 dépouilles. Parmi celles-ci, 300 auraient été saccagées, mais les  légistes ne peuvent encore divulguer de chiffres précis. Il s'agirait davantage d'acte de vandalisme, de destruction des dépouilles plutôt que d'inscriptions de messages haineux.

Encore sous le choc des attentats dans l'épicerie de Paris, les autorités juives ont condamné fortement ce geste.

Par voie de communiqué, les porte-paroles du président ont mentionné que « tout allait être fait pour retrouver et sanctionner les auteurs de ce délit odieux et barbare. La France est déterminée à lutter contre l'antisémitisme et contre ceux qui veulent porter atteinte aux valeurs de la République ».

De son côté, le premier ministre, Manuel Valls, a promis de « tout faire pour trouver les coupables de ce crime haineux ».

«Je suis fatigué de ces gestes antisémites, peu importe la forme, qu'on a vus le 9 janvier à Paris, hier à Copenhague et aujourd'hui en Alsace, cette haine démontre qu'on a complètement raté l'éducation de nos jeunes», s'est emporté le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) Roger Cukierman.

La quantité de gestes antisémites a doublé dans l'Hexagone au cours de la dernière année par rapport à l'année précédente, avec une augmentation des violences plus marquée que celle des injures.

En 1988, une soixantaine de stèles juives avaient été mises à terre dans le cimetière de Sarre-Union, et en 2001, 54 tombes avaient été détruites.