Trois militaires qui assuraient la garde à un centre communautaire juif de Nice ont été agressés au couteau hier, mardi 3 février. L'homme a été directement interpellé. Il semblerait qu'il ait été récemment signalé par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), aux autorités turques. La Turquie aurait donc refusé l'accès à son territoire à l'homme en question, muni d'un aller simple.

Ce mardi 3 février, en début d'après-midi, un homme s'est approché des trois militaires qui protégeaient le consistoire israélite, dans le cadre du plan Vigipirate (luttant contre le #Terrorisme). Le bâtiment ainsi protégé abrite en outre la Radio Shalom ainsi qu'une association juive. L'homme aurait fait tomber un sac plastique par terre, afin d'attirer l'attention des soldats. De là, il a sorti un long couteau et a attaqué le premier militaire à sa portée. Étant donné le gilet pare-balles porté par le soldat, l'homme a donc visé son visage, l'entaillant profondément à hauteur de la pommette.

Les deux autres militaires ont directement réagi et tenté de maîtriser l'agresseur. Ce dernier a blessé sévèrement un soldat à l'avant-bras, et le second à la main, avant d'être plaqué au sol par celui-ci. Il a ensuite été interpellé par les forces de police des Compagnies républicaines de sécurité (CRS). Les militaires ont été transférés à l'hôpital, où ils ont été soignés. Leurs vies ne sont pas en danger, et ils ont pu quitter le centre hospitalier.

L'agresseur était déjà connu des services de police

Lors de sa mise en examen, les policiers ont découvert que l'homme s'appelait Moussa Coulibaly. Cependant, il n'a aucun lien familial avec Amédy Coulibaly, responsable de la prise d'otages dans le supermarché Cacher, ayant fait 4 morts le 9 janvier dernier.

Originaire de Mantes-la-Jolie, l'homme de 30 ans y était aussi domicilié. Connu des services de police depuis plus de 10 ans, l'homme avait déjà fait l'objet de diverses condamnations pour violences à l'égard de l'autorité publique, vol à l'étalage, outrage, rébellion, usages de stupéfiants, ou encore vandalisme.

Récemment, Moussa Coulibaly était dans le collimateur de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Effectivement, le 28 janvier, il avait quitté la France, depuis la ville d'Ajaccio en Corse, pour rejoindre la Turquie, sans avoir réservé un billet de retour. Ce qui a éveillé les soupçons quant à un éventuel départ de djihadiste potentiel vers la Syrie. La DGSI avait donc informé les autorités turques qui l'ont refoulé dans l'immédiat. Cependant, la DGSI ne disposait pas d'informations suffisantes pour procéder à une éventuelle arrestation ou sanction.

Une enquête a été ouverte par la section anti-terroriste du parquet de Paris, et confiée à la Sous-direction anti-terroriste, et à la DGSI. Hier soir, la police a commencé les perquisitions au domicile de l'agresseur. De plus, quelques membres de sa famille ont été emmenés pour interrogatoire.

L'État islamique menace la France, encore une fois

Le groupuscule djihadiste a diffusé une nouvelle vidéo sur des forums et comptes islamistes radicaux. Dans celle-ci, l'EI menace la France en affirmant avoir des milliers de sympathisants prêts à mener des attentats en territoire français. C'est d'ailleurs en français que les menaces ont été proférées, par un homme entouré de six autres djihadistes masqués et armés. Il a, par ailleurs, appelé les musulmans français à cibler les citoyens ayant manifesté leur soutien suite à l'attentat perpétré contre le journal satirique Charlie Hebdo. En outre, il pousse à attaquer les policiers et les militaires au couteau afin de s'emparer ensuite de leurs armes.

La France augmente son niveau d'alerte liée au terrorisme

Le président français François Hollande a qualifié cette agression au couteau contre des militaires d'"acte grave et criminel". Ce mercredi 4 février, il a demandé en conseil des ministres que le plan Vigipirate soit maintenu et élevé au plus haut niveau, à savoir le niveau dit "renforcé".

Le Premier ministre, Manuel Valls, a ajouté à cela que le plan Vigipirate dans les Alpes-Maritimes passait au niveau d'"alerte attentat", suite aux récents événements. #Etat Islamique