Fini les tailles de guêpe, les pommettes saillantes et les teints sans imperfection. Eh oui ! Cindy Crawford, Noémie Lenoir et Laetitia Casta peuvent aller se rhabiller. Elles risquent de se faire voler la vedette par des hommes bedonnants, des femmes rondouillettes, des physiques boutonneux ou des fessiers bien bombés. Aujourd'hui, le mannequinat fait place aux gueules cassées.

Des agences spécialisées

Après des années de lutte contre les clichés d'un physique parfait (pas de petits, pas de gros, pas de peaux colorées), les agences reviennent aujourd'hui sur leurs critères et ouvrent leurs portes à des beautés beaucoup plus atypiques. L'objectif ? Trouver des modèles aux fortes personnalités.

L'évolution des mentalités

Au début des années 80, Jean-Paul Gauthier a été l'un des premiers couturiers à poster une annonce surprenante : « Créateur non conforme cherche mannequins atypiques, gueules cassées ne pas s'abstenir ». Dans les années 90, Calvin Klein a fait de Del Keens son icône. Dents cassées, grandes oreilles... il était loin des clichés. En 2012, le Berlinois a créé Misfit Models, une agence spécialisée dans le recrutement de mannequins « moches » mais bien dans leur peau, malgré leurs boutons sur le nez, leurs courbes ou leurs dents mal alignées. 

Tirer profit de ses particularités 

Ces nouveaux visages de la #mode apparaissent aux quatre coins du monde. A Londres, l'agence Ugly Models a choisi, elle aussi, de se spécialiser. Aux Etats-Unis, la canadienne Chantelle Brown-Young, plus connue sous le nom de Winnie Harlow, a fait le buzz dans les médias en participant à l'émission America's Next Top Model. Cette jeune femme atteinte de vitiligo (maladie qui entraine une dépigmentation de la peau) a su profiter de sa particularité pour poser devant de nombreux objectifs.

Grâce à ces nouveaux mannequins, de nombreuses personnes ont déclaré via les réseaux sociaux, se reconnaitre et s'identifier à ces personnalités. Une façon pour elles de mieux assumer leurs propres particularités.