Orphelins d'un musée digne de ce nom depuis 2007, les Lyonnais peuvent désormais se rendre dans le tout nouveau Musée des Confluences, au sein du quartier éponyme à la confluence du Rhône et de la Saône, depuis le 20 décembre dernier. Et au regard de l'affluence des premiers jours, de chaque mercredi et les week-ends, on constate qu'ils étaient demandeurs ! Le chantier (qui a pris dix ans de retard avec un budget dépassé de plus de 500% !) n'est pas encore tout à fait terminé mais presque deux mois après son inauguration, on arrive bientôt au terme de la première programmation de l'histoire du musée, rassemblant 3 000 objets. Visite.

Expositions temporaires

Le visiteur accède tout d'abord au 1er étage de ce bâtiment futuriste au potentiel par encore exploité dans sa globalité.

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Et pour débuter, deux expositions qui ramènent à l'ancien musée du boulevard des Belges. Il y a cet hommage au Lyonnais Émile Guimet, avec "Les trésors d'Émile Guimet". Celui qui a donné son nom à l'ancien Muséum de Lyon, à l'origine des collections, est présenté comme un homme à la confluence des arts et de l'industrie, tout un symbole avec le quartier dans lequel la structure est implantée. On retrouve des objets ramenés de différents voyages à travers l'Europe, l'Afrique du Nord, l'Asie du Sud et du Sud-Est ou encore les Etats-Unis, qui établissent un portrait de cet industriel collectionneur, telles que la réplique du Mandala du temple impérial du Tôji ou le Bodhisattva Avalokitsvara à mille bras. Pour l'autre parallèle, on se retrouve "Dans la chambre des merveilles", un héritage d'un autre Lyonnais, Balthasar de Monconys, un magistrat qui effectua de nombreux voyages au XVIIe siècle.

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On y découvre une multitude de curiosités, des animaux et objets parfois étranges, qui doivent permettre de comprendre d'où vient l'envie de collectionner. Depuis le 1er février, il est également possible de partir "À la conquête du pôle Sud", dans les pas des explorations britannique et norvégienne et de découvrir le visage actuel de l'Antarctique. Un parcours captivant.

Expositions permanentes

Le visiteur monte maintenant d'un étage pour retrouver, sur 3 000 m2, le grand récit de l'humanité dans quatre univers : "Origines, les récits du monde", "Espèce, la maille du vivant", "Sociétés, le théâtre des Hommes" et "Éternités, visions de l'au-delà". Chaque étape est une expérience, parfois interactive, tactile, toujours visuelle, et c'est l'occasion notamment d'observer quelques objets mythiques de l'héritage régional : un métier à tisser mécanique Diederichs de Bourgoin-Jallieu, un fermenteur Frenkel de Saint-Priest ou une somptueuse voiture Berliet "C2 22 HP double phaéton" des usines de Lyon ; dans un autre registre le célèbre mammouth de Choulans, dont le nom vient d'une célèbre montée de la Capitale des Gaules.

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Le vrai Gone ressentira forcément de la nostalgie au moment de parcourir ces quatre espaces, héritages de l'ancien Muséum.

Une fois la visite terminée, la découverte du bâtiment est tout aussi intéressante, une structure vitrée, en trompe-l'oeil et jouant sur les perspectives. Pour le reste, de nombreux ateliers sont proposés tout au long de l'année et plusieurs événements sont d'ores et déjà programmés comme du théâtre indien, des "Jazz days" ou bien la possibilité pour tout collectionneur de venir présenter ses plus beaux objets et d'échanger avec d'autres passionnés.

Infos pratiques :

Horaires :

du mardi au vendredi (11h-19h)

nocturne le jeudi jusqu'à 22h

samedi, dimanche et jours fériés (10h-19h)

Tarifs :

9€ tarif plein

6€ tarif réduit

5€ tarif 18-25 ans

Gratuit pour les moins de 18 ans, lycéens, étudiants et apprentis de moins de 26 ans #Lyon culture

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