La Ligue des droits de l'Homme a publié ce mercredi 4 mars un communiqué sur la situation qui se dégrade à Sivens. Elle y dénonce ainsi le blocage de la zone à défendre (ZAD) par la FDSEA qui lui semble illégale et violente. La LDH affirme que l'objectif du blocus est d'affamer et d'isoler les occupants de la ZAD. Elle dénonce une situation tendue délaissée par les pouvoirs publics et une atteinte au droit fondamental de la libre circulation des personnes. Les informations de la LDH parviennent directement de la ZAD du Testet. La ligue des droits de l'Homme affirme qu'une décision démocratique ne peut pas être prise dans un tel climat de tension, en parlant de celle qui doit se tenir le vendredi 6 mars. 

Insultes, affrontements et dégradations

La situation aux alentours de Sivens est effectivement très tendue. Les zadistes se disent victimes d'insultes fréquentes et de violence physique par les agriculteurs, selon leurs termes des "miliciens". La LDH dénonce ainsi des chasses à l'homme, des agressions et des contrôles illégaux aux alentours de la ZAD du Testet, qui se dérouleraient fréquemment depuis quelques semaines déjà. 

Les agriculteurs aussi disent se faire insulter par les zadistes, qui seraient parfois violents. Aujourd'hui, une trentaine de personnes ont tenté de pénétrer dans les locaux de la chambre d'agriculture à Albi mais ils se sont faits repousser par des membres de la FDSEA et les forces de l'ordre. Les agriculteurs parlent de provocation. Il n'y a eu aucune dégradation, ni interpellation, ni blessés. 

Un ravitaillement organisé

Un rassemblement est prévu ce mercredi à 14 heures, place de la libération à Gaillac pour démarrer un convoi de ravitaillement de la ZAD. Ce rassemblement est organisé par le collectif "Tant qu'il y aura des bouilles". Les forces de l'ordre sont sur place et encerclent la place, et au moins 200 personnes y sont bloquées. Des incidents ont éclatés entre manifestants et CRS. 

Au même moment à Sivens, des pro-barrages seraient rentrés sur la zone à défendre et auraient saccagés du matériel et des cabanes, deux camionnettes ont été retournées selon les zadistes. Il semblerait aussi que les forces de l'ordre ont laissé passer un convoi d'aide alimentaire sur la ZAD. De plus, une vingtaine d'anti-barrages auraient réussi à entrer sur la ZAD malgré le blocus. 

La situation se dégrade très rapidement à Sivens ce mercredi 4 mars alors que la Ligue des droits de l'Homme a publié un communiqué mettant en garde les pouvoirs publics sur les tournures dramatiques que cette situation peut engendrer.