Les faits se seraient déroulés entre décembre 2014 et mars 2015 et viennent d'éclater au grand jour. Dans l'Isère, le directeur d'une école primaire est soupçonné d'avoir violé deux de ses élèves âgées de 6 ans. Pas de coups, pas de violence physique, mais quelque chose de bien pire.

Un abus de pouvoir et d'innocence

C'est dans une telle situation que le terme « abus » prend tout son sens. L'enseignant avait mis en place un « atelier du goût » pour sa classe de CP. Cela se présentait sous la forme d'un petit espace aménagé derrière un paravent au fond de la salle, dans lequel les élèves avaient les yeux bandés et devaient deviner grâce à leurs autres sens les objets qu'on leur présentait. Un jeu apparemment enfantin, organisé par bon nombre d'écoles maternelles ou de parents pour occuper les petits de manière ludique. C'est de cette manière-là que l'enseignant a pu imposer, sans qu'elles ne s'en rendent compte, des rapports bucco-génitaux à deux fillettes de la classe.

Des descriptions alarmantes

Peut-être avaient-elles saisi que quelque chose était anormal, peut-être pas, toujours est-il que les deux petites, en racontant avec leurs mots ce qui leur était arrivé, ont amené leurs parents à porter plainte contre l'enseignant. Le suspect a été mis en garde à vue et son domicile a été fouillé. La découverte de vidéos et d'images pédopornographiques est venue s'ajouter aux faits qui l'accablent. On ignore encore si les deux fillettes sont les seules victime, mais d'après l'une d'elles, l'incident ne s'est pas produit qu'une seule fois.

Un récidiviste

Si les faits en eux-mêmes peuvent sembler choquants, un détail dans cette histoire l'est encore plus : l'homme récidivait. En 2008, il avait été condamné à six mois de prison pour détention de pornographie infantile. Si l'Education Nationale ignorait ce casier judiciaire avant d'embaucher l'enseignant, alors il y a un sérieux problème de sécurité et tous les parents ont désormais du soucis à se faire pour leurs enfants scolarisés. Si elle était au courant, on peut considérer qu'elle a tout bonnement donné à un pédophile les pleins pouvoir pour assouvir ses pulsions. D'accord, l'homme n'avait pas encore (du moins, a priori) violé d'enfants lorsqu'il a pris ses fonctions en septembre dernier. Mais est-il vraiment difficile de comprendre qu'un homme qui regarde de la pornographie infantile peut très bien passer à l'acte du jour au lendemain ? On légifère sur l'euthanasie, le tabac, la pollution ; mais la loi qui protégera les enfants de violeurs potentiels, elle est pour quand ? #Fait divers