Un texte charnière ?

La Loi Leonetti sur la fin de vie, autorisant une " sédation profonde et continue " pour les malades consentants et atteints de cas incurables, a été adoptée par l'Assemblée Nationale, ce mardi 17 mars 2015, à une importante majorité de 436 voix contre 34.

Si, fin 2004, la France avait déjà voté une loi définissant le droit au " laisser mourir " aux personnes très gravement malades, leur permettant ainsi de limiter ou d'arrêter leur traitement, la Loi Leonetti n'en reste pas moins un important changement juridique lié à la pratique de l'euthanasie.

L'Hexagone assoit encore un peu plus sa place parmi les Etats prenant en compte cette question.

Quels sont les pays pratiquant légalement l'euthanasie, ou certaines de ses formes ?

L'euthanasie active, qui consiste à mettre définitivement fin aux souffrances du patient par des moyens médicaux, n'est autorisée que dans les pays du Benelux.

Les Pays-Bas font office de pionnier en la matière, rendant ainsi l'euthanasie légale dès le mois d'avril 2002. La Belgique a rapidement emboîté le pas à son voisin, la rendant légale lors du mois de septembre de la même année. Il est par ailleurs à noter que les lois du royaume protègent de surcroît les médecins qui pratiqueraient une euthanasie sur un patient. Enfin, le Luxembourg a quant à lui légalisé l'euthanasie active et le suicide assisté, qui consiste à aider un patient malade a se donner lui-même volontairement la mort, en 2009.

L'euthanasie passive

Si certains Etats autorisent l'euthanasie passive comme en Espagne, d'autres, comme la Suisse, la tolèrent, au même titre que le suicide assisté.

Cinq autres pays européens reconnaissent aussi ces deux façons de mourir.

Il s'agit en effet de deux pays Nordiques, la Norvège et la Suède, mais aussi de la Hongrie, de la Slovénie, ou encore de l'Allemagne.

Enfin, aux Etats-Unis, les Etats de l'Oregon et de Washington, considèrent eux aussi juridiquement l'euthanasie passive.

Enfin, le seul autre pays au monde qui la permet s'avère être le Mexique.