La commémoration du bicentenaire de la bataille de Waterloo approche à grand pas. Et si en #Belgique, c'est le branlebas de combat pour achever les derniers et nombreux préparatifs, en coulisse cela remue également. Dernière vague en date, cette petite guéguerre franco-belge qui a lieu. On vous rassure, rien de bien méchant toutefois.

Car selon une information révélée par le journal anglais « The Telegraph », la France tenterait de bloquer la production d'une pièce de deux euros frappée en l'honneur de cette commémoration.

Une initiative belge qui ne fait pas rire la France

Waterloo 2015, c'est pour bientôt (moins de 100 jours). La plus grande reconstitution jamais organisée en Europe sera à coup sûr l'un des événements majeurs du mois de juin. 5000 figurants, 300 cavaliers et quelques centaines d'artilleurs se livreront bataille durant quatre jours mais en toute amitié cette fois-ci.

Une organisation qui attirerait les foules, 200.000 visiteurs seraient ainsi attendus à Waterloo entre le 18 et le 21 juin. Un événement majeur qui a poussé la Belgique à introduire, en novembre dernier, le projet d'une nouvelle pièce de deux euros. Une pratique courante qui n'a rien d'exceptionnel vu que tout pays européen a le droit de frapper deux nouvelles pièces par an.

Seulement ici, le projet coince. Car dès son dépôt, la France voit rouge. Et dépose même un recours ! Un fait très rare mais qui est autorisé et qui aurait amené la Belgique à retirer son projet.  L'argument français reposant sur le fait que : «La bataille de Waterloo est un événement avec une résonance particulière dans la conscience collective, qui va au-delà du simple conflit militaire. La circulation de pièces portant des symboles négatifs pour une fraction de la population européenne nous semble préjudiciable, dans un contexte où les gouvernements de l'Eurozone tentent de renforcer l'unité et la coopération au sein de l'union monétaire».

Une bataille historique, deux visions opposées

Si la bataille Waterloo est célèbre dans le monde entier, elle le doit principalement à un fait marquant. Outre l'énorme boucherie qui a coûté la vie à 55.000 personnes tous camps confondus, elle résonnera à jamais comme étant la dernière défaite de Napoléon Bonaparte. Celle qui a mis un point final à l'épopée du Petit Caporal. De plus, elle constitue aussi la fin d'une des périodes les plus glorieuses de l'#Histoire de France. Une fin tragique, résumée par les célèbres vers de Victor Hugo : « Waterloo !  Morne plaine ! ».

Mais du côté européen et anglais surtout, on ne partage absolument pas ce point de vue. Cette bataille est considérée comme une des plus brillantes victoires de pays coalisés contre l'ancienne menace impérialiste française. Une victoire qui a permis de ramener la paix et de favoriser l'union des peuples européens.

Une vision partagée par Etienne Claude, le directeur général de l'ASBL Bataille de Waterloo 1815 qui rappelle que «Waterloo n'est pas une défaite française, c'est la défaite de Napoléon, c'est différent.»

Mais, manifestement, même 200 ans après, la défaite continue d'avoir un goût amer en France…