Il y a 70 ans, les #Femmes prenaient le chemin des urnes pour la première fois de l'histoire de France. C'est avec beaucoup de retard que le pays de la liberté et de l'égalité laisse ce droit fondamental aux femmes. Pourtant, 100 ans plus tôt, en 1848, ce sont les hommes qui obtiennent le droit de vote universel et mettent un peu plus les femmes de côté dans la vie politique.

Charles de Gaulle vient révolutionner un système qui était trop ancré dans la vie des Français et qui faisait monter la colère des femmes depuis de nombreuses décennies. C'est lui qui, depuis Alger, va accorder le droit de vote aux femmes le 21 avril 1944, par une ordonnance du Comité français de la libération nationale. Un an après, elles peuvent l'appliquer pour de bon lors des élections municipales. Ce sont alors douze millions de Françaises qui ont le pouvoir d'exprimer leurs opinions politiques.

L'avancée est colossale mais arrive bien tard. Effectivement, de nombreux pays s'y sont mis bien avant : la Finlande en 1906, le Danemark en 1915, l'Allemagne en 1918, le Royaume-Uni en 1928 et enfin l'Espagne en 1931, de quoi faire pâlir la France. Quoi qu'il en soit, cette première élection reste gravée dans les mémoires des Françaises. Presque aucune abstention n'est à déplorer, les temps ont eux bien changés depuis.

A croire que 70 ans plus tard, cette page de l'histoire a été oubliée un peu trop vite. Il n'y a qu'à regarder les chiffres de l'abstention des dernières élections, ils sont bien moins glorieux qu'en 1945. Et en politique, la parité que réclament beaucoup de femmes, n'est pas encore appliquée à 100 %, loin de là. L'Assemblée Nationale ne compte à ce jour que 27 % de femmes, soit 155 femmes pour 577 élus. Au Sénat, c'est le même tableau qui ressort, il y a seulement 25 % de femmes.

Même si l'idée des binômes hommes/femmes aux élections départementales marque une certaine avancée, les présidents de départements sont à 90 % des hommes, loin de la parité donc.

Et pour les élections présidentielles, la France ne semble pas encore prête pour hisser une femme à la tête du pays. Pourtant, de nombreux autres pays, surtout en Amérique du Sud ces dernières années, s'y sont essayés.