Europe : De l'exclusion au « contre-indications »

Une dizaine de pays européens, comme les pays d'Europe du nord, ont assoupli leur législation et sont passé d'une exclusion permanente des homosexuels au don du sang à des « contre-indications » de durée variable, selon la prise de risque sexuel des donneurs. Dans la même optique, l'Espagne, l'Italie et la Pologne, mettent désormais l'exclusion temporaire en rapport avec le « multipartenariat » sexuel ou le changement de partenaire, qu'elle que soit la nature de la relation : hétérosexuelle, homosexuelle ou bisexuelle. En Espagne, l'exclusion est fixés à 6 mois après un changement de partenaire déclaré. Parfois cet« assouplissement » peut prendre des formes incongrues.

Au Royaume- uni par exemple, tout comme en Slovaquie, une abstinence de douze mois est exigée pour les hommes ayant déclaré avoir eu un rapport avec un autre homme. Une décision qui permet de « contourner le problème » selon Dominique Costagliola, experte en biostatistique et épidémiologie. « Personnellement, je m'interroge sur l'interprétation que l'on peut faire de cette décision. Pour moi une personne qui n'a aucun rapport sexuel en 12 mois est un abstinent (plus qu'un HSH ou un hétéro) ».

La France avance, laissant d'autres pays derrière elle

Cependant, la France n'est pas la seule à être encore à la traîne. Alors qu'elle avance sur le chemin d'une législation moins discriminante, François Hollande paraissant se souvenir enfin d'une de ces promesses de campagne, d'autres pays européens appliquent eux aussi ce principe d'exclusion totale aux homosexuels tout comme aux bisexuels. C'est encore le cas de la Belgique, de la Suisse et du Luxembourg. #Loi #sida