Les temps changent, les services aussi. Dans le monde de l'Horeca (Hôtels, restaurants, cafés) les pratiques du service rendu à la clientèle évoluent vers le "tout doit être payant...". C'est en effet la triste constatation que fit une personne, ayant fréquenté un restaurant sur la place de Louvain, en #Belgique, par une belle fin de semaine de printemps. Au moment de recevoir l'addition, telle ne fut pas la surprise de la consommatrice de voir une dépense pour "électricité", qui faisait référence au chauffe-biberon demandé par la cliente. Cinquante cents d'euro pour quelques secondes de micro-onde, cela revient déjà cher le kilowatt. Sur cette question, les réseaux sociaux s'en sont donné à cœur joie, et les patrons du secteur accusent une sorte d'acharnement, voir de dénigrement pour un fait isolé.

Franchement, on trouve de tout dans les réactions des internautes à ce sujet. Pour certains, "scandaleux" ou "honteux" deviennent les mots-clés de cette affaire. En effet, faire payer 0.50€ pour ceci n'est pas digne d'un établissement se voulant pignon sur rue, et qui plus est situé sur la Grand'Place de Louvain. Les clients se sentent pris en "otages" de par la multiplication des "services payants" (toilettes...), alors que les restrictions vont bon train (cigarettes...). Se faire une terrasse devient de plus en plus coûteuse, les prix -depuis l'€ en 2002- ne font qu'augmenter, sans pour cela que l'on s'en aperçoive. Quelques centimes n'ont jamais tué personne, mais on est vite à l'€ qui, en traduction avec les monnaies "d'avant", font que le budget d'un ménage doit être calculé au plus juste, sans être certain d'arriver à la fin du mois. Les restaurateurs ont des frais, certes, mais ceux-ci s'intègrent dans le calcul des impôts, ce qu'un particulier ne peut pas faire.

Du côté du secteur de l'Horeca, le son de cloche est tout à fait différent. On nous précise qu'il est tout à fait normal de comptabiliser une somme pour ce genre de service, à condition de l'inscrire sur les tarifs, et d'en avertir avant le client-, car les dirigeants croulent sous les différents "services" gratuits. Difficile de croire, comme dit ci-avant, que ces prestations dites gratuites ne se retrouvent pas dans les frais déductibles au moment d'établir la balance carrée à destinations du Ministère des Finances. Dans cet ordre d'idée, il ne serait pas imaginaire de devoir, à moyen terme, payer une redevance pour les chaises, la table et les couverts utilisés pour un bon repas, chez "Tartempion" ou "A la bonne frite"...

On comprend peut-être mieux pourquoi certaines personnalités ouvrent des restaurants, ou la démesure se fait ordinaire.

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