Une fois n'est pas coutume : les chiffres du #Chômage ne sont pas bons. Encore une fois, les Français devront faire preuve de patience avant de voir s'inverser la courbe du chômage. Pourtant, #François Hollande avait promis que ce serait chose faite, moins d'un an après son élection. Quatre ans plus tard, ce délai s'est allongé. Le trou s'est creusé. Les espoirs envolés.

Un seuil historique dépassé  

En mars 2015, le nombre de demandeurs d'#Emploi a atteint un nouveau record. Selon les chiffres communiqués ce lundi 27 avril par le gouvernement, plus de 3,5 millions de Français étaient inscrits à Pôle Emploi en catégorie A (sans aucune activité au cours du mois) le mois dernier. Cela représente 15 400 chômeurs supplémentaires par rapport au mois de février, soit une hausse de 0,4%.

Plus inquiétant encore : fin mars 2015, Pôle Emploi comptait plus de 5,5 millions d'inscrits en catégorie A, B et C (ce qui inclut les personnes exerçant une activité professionnelle réduite).

Pire encore : depuis l'élection de François Hollande en mai 2012, la France compte 615 000 chômeurs supplémentaires.

Vive la « baisse de la hausse » 

Pour François Rebsamen, le ministre du travail, il est préférable de voir le verre à moitié plein : « Sur les trois premiers mois de l'année, l'augmentation du nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A a avoisiné 3000 chaque mois en moyenne. Ce rythme de progression est près de quatre fois moins élevé que celui observé en 2014 et le plus faible enregistré depuis début 2011 ». En d'autres termes, les Français devraient se réjouir de la « baisse de la hausse » qui, selon François Rebsamen, montre que « les mesures adoptées commencent à porter leur fruit ».

Malheureusement, les mesures prises pour aider les jeunes ne semblent pas très efficaces. Garantie jeune, contrats aidés, emploi d'avenir... Rien n'y fait. Le nombre de jeunes sans emploi a fortement augmenté en mars (+1%) et sur l'ensemble de l'année (+1,5%).

En 34 mois de mandat, François Hollande n'aura connu que quatre mois de régression du chômage. Malgré tout, le président de la République ne baisse pas les bras et tente de rester lucide : « Le chômage est trop élevé. Nous devons nous battre ». Interrogé sur le plateau du Supplément de Canal +, il s'est montré déterminé : « Je me battrai pendant les deux années qui me restent pour atteindre l'objectif que j'ai fixé : la baisse du chômage ».