Né en Pologne en 1977, près de Varsovie, Zbigniew Huminski a vécu une enfance difficile, marquée par la violence. Mauvais élève, il a quitté l'école très jeune et s'est rendu en France dans l'espoir d'intégrer la Légion étrangère, ce qu'il n'a pas réussi.

Installé depuis une dizaine d'années dans la région Nord-Pas-de-Calais, il a cumulé les petits boulots et les missions d'intérim, jusqu'à ce que la #Justice freine son élan.

Lorsqu'il n'est pas au travail, Zbigniew Huminski multiplie les vols et les agressions. En 2004, le tribunal correctionnel de Boulgne-sur-Mer le condamne à quatre ans de prison pour « extorsion avec violence », « séquestration » et « vol aggravé ». En juin 2009, il entre par effraction au domicile d'une retraitée et, sous la menace d'un couteau, lui soutire de l'argent. C'est ainsi qu'en octobre 2010, après plusieurs faits similaires, la justice le condamne à six ans d'emprisonnement.

Dans un rapport élaboré en 2009, Christian Soenen, expert psychologue français, avait décrit Zbigniew Huminski comme une « personnalité aux traits psychopathiques » et soulignait une « certaine dangerosité potentielle » de l'individu.

Le psychologue le qualifiait d'« intolérant à la frustration, immature et en manque d'estime de lui-même », avant d'ajouter qu'il était un « alcoolique chronique, connaissant toutefois les interdits ».

Dans la conclusion du rapport, le praticien avait indiqué : « À défaut d'une remise en question, une récidive est fort probable avec un potentiel de violence non négligeable. Le pronostic d'une réadaptation reste très aléatoire, voire illusoire ».

A sa sortie de prison en mars 2014, l'homme, qui faisait l'objet d'un mandat d'arrêt européen émis « par un juge d'instruction polonais pour des faits de vol et d'extorsion », a été remis aux autorités polonaises en vertu de ce mandat, comme l'a expliqué le procureur, Jean-Pierre Valensi.

En Pologne, il a été condamné le 27 mars 2015 à un an de prison pour tentative de cambriolage d'une voiture. Pourtant, la justice ne l'a pas incarcéré immédiatement.

C'est ainsi que le mercredi 15 avril 2015, Zbigniew Huminski est rentré en France dans l'optique, d'après sa déclaration, de rejoindre sa sœur qui vit en Angleterre.

Aujourd'hui, Zbigniew Huminski, suspecté du meurtre de la petite Chloé, à Calais, risque la perpétuité incompressible, soit une peine de trente ans de prison.