Plus personne ne peut ignorer le séisme intervenu au Népal, ce 25 avril, et les très nombreuses victimes. On parle maintenant, de plus de 4500 morts, et près de 8.000 blessés. Pour ce qui est de la #Belgique, 121 personnes se trouvaient dans le pays, et il semble que les autorités ne savent pas ce qui est advenu de 23 ressortissants. Mais au delà de ceci, un sourire nous vient de la petite Dipika, dont Bénédicte Van de Sande, la mère adoptive, se voyait refuser le territoire belge avec sa fille. Histoire absurde s'il en est, puisque le Népal avait reconnu cette adoption, et n'opposait aucun argument au départ de la petit fille.

Une adoption en bonne et due forme

En effet, le couple formé par Monsieur Gyanendra Khatiwada (Népalais) et donc Madame Van de Sande (Belge) ont adopté en juin 2011, Dipika -abandonnée à un mois- et cette procédure fut légalement reconnue au Népal. Malheureusement, quelques mois avant la finalité de la procédure, Kind & Gezin (le service néerlandophone d'aide à la jeunesse, et notamment les critères auxquels les services d'adoption doivent satisfaire) informait le couple l'arrêt des adoptions au Népal. Gros coup de détresse, et Bénédicte décide d'aller sur place, afin de faire évoluer les choses, et surtout d'être avec sa petite fille. Les conditions pour ces enfants deviennent de plus en plus difficiles, allant jusqu'à la mort en cas de non adoption. Voici donc près de quatre ans que la mère et la fille se trouvent dans ce pays, sans pouvoir en sortir, par faute de délivrance de visa pour Dipika.

La catastrophe change la donne

Avec le #Séisme,sans doute, les politiciens ont ouverts les yeux, et le Premier vient de déclarer délivrer un "visa humanitaire" à Dipika, afin de lui permettre de venir en Belgique. Incroyable! Sans cette catastrophe la mère et la fille devraient encore passer de longues années à se battre pour leur survie, dans un des pays les plus pauvres de la planète, et au papa de tout faire pour les aider, en faisant tourner le commerce situé à Bruges. Arrivé dans la Venise du Nord en 2001, Gyanendra est devenu indépendant, ouvrant un commerce, ce qui permettait d'envoyer de l'argent à son épouse, une fois la situation devenant périlleuse au Népal. Pas possible, non plus, pour lui de quitter cette forme de revenu. Pas d'aide extérieure. La fin de ce cauchemar dans quelques heures, ou jours, avec le retour de Bénédicte et Dipika à Bruges.

Vraiment la fin du dossier?

Ce visa "humanitaire", précise le Premier, n'est valable que deux ans. La procédure d'adoption sera suivi par le SPF Justice, qui ne peut garantir, pour l'heure, la légalité du dossier. Il n'est donc pas certain que les ennuis de la famille Khatiwada soient terminés, mais on peut déjà y voir plus clair, et surtout se réjouir de la situation. En effet, la vie de Bénédicte et Dipika devraient s'améliorer, au niveau physique, et surtout psychologique.

Lire aussi:

Séisme au Népal: Google et Facebook aident à retrouver des proches

Un séisme de magnitude 7.9 frappe le Népal

Témoignage d'un touriste français sur le séisme qui a frappé le Népal

TF1 se trompe et diffuse une fausse vidéo du séisme au Népal