« On n'a jamais vu de Celtes noirs et on n'en verra jamais.» Voici les propos qui coûteront six mois de prison ferme à Boris Le Lay, blogueur et éditorialiste du site Breizh Atao. Le tribunal de grande instance de Quimper a rendu son verdict ce vendredi. Déjà condamné à des peines de sursis pour des propos antisémites, c'est la première fois que le trentenaire se voit écoper d'une peine de prison ferme. Depuis juin 2013, Boris Le Lay était poursuivi pour des insultes racistes proférées à l'encontre de Yannick Martin, musicien noir, à qui il devra verser 8000 euros de dommages et intérêts.

« Je suis fier d'avoir été condamné à six mois de prison ferme »

Ces déclarations ont été énoncées dans les vidéos YouTube postées par Boris Le Lay. Un moyen de communication favorisé par le jeune nationaliste exilé au Japon. Drapeau breton derrière lui, il n'a que faire des précédentes condamnations et des plaintes portées à son encontre. En 2014, le principal intéressé s'exclamait qu'il y avait bien « un rétrécissement de la liberté d'expression en France ».

Hier, Boris Le Lay ne s'est pas non plus privé de réagir à cette condamnation dans une nouvelle vidéo. « Ma condamnation est illégitime. 6 mois de prison ferme pour soi-disant déviation idéologique au nom du sacro-saint manquement à l'idéologie raciste. J'ai dit une vérité et je la maintiens bien sûr. Et je suis fier d'avoir été condamné à six mois de prison ferme. »

Peut-être, la condamnation de M. Le Lay servira-t-elle d'exemple. La question de la liberté d'expression et qui plus est de la liberté d'expression sur #Internet est revenue au cœur des débats depuis les attentats de Paris perpétrés en janvier dernier. La législation française est aujourd'hui formelle à ce sujet. Une injure, à caractère raciste notamment, peut mener à une condamnation pour « injure publique ». Le 13 janvier, un homme a écopé d'une peine d'un an de prison dont trois mois ferme pour « apologie du terrorisme » dans un statut Facebook. Les réseaux sociaux ne sont certes pas une place publique, mais ils ne relèvent pas de la sphère privée, comme le pensent encore certains utilisateurs, la plupart des profils ou pages étant partagés avec des dizaines de personnes.


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