Les deux policiers jugés dans l'affaire « Zied et Bouna » ont comparu devant le tribunal correctionnel de Rennes ce lundi 18 mai 2015. Souvenez-vous, il y a dix ans, Bouna Traoré, 15 ans, et Zyed Benna, 17 ans sont morts à la suite d'une course poursuite périlleuse. Les deux jeunes accompagnés de leur ami Muhittin Altun, 21 ans, avaient escaladé un grillage interdisant le passage au site EDF qui se trouvait cinq mètres plus bas, pour échapper à un contrôle d'identité.

Retour sur le procès

Le 8 février 2007, les deux policiers Sebastien Gaillemin et Stéphanie Klein ont été mis en examen pour « non-assistance à personne en danger » après la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré. Les multiples péripéties judiciaires ont été suivies d'un nouveau procès qui avait lieu aujourd'hui. Gaillemin et Klein étaient accusés de « non-assistance à personne en danger » et « mise en danger délibérée de la vie d'autrui ». Ils risquaient jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende. Les deux policiers ont finalement été relaxés.

Une épreuve périlleuse pour les familles des victimes

Le verdict tant attendu a été laborieux pour les familles des deux jeunes, ce qui a réveillé les souvenirs de ce funeste 27 octobre 2005 et a attisé une nouvelle vague de colère et de protestations sur les réseaux sociaux.Le tribunal correctionnel de Rennes a statué que les policiers, Sebastien Gaillemin et Stéphanie Klein n'étaient pas responsables de ce tragique événement.

Les trois semaines qui avaient suivi la mort des deux jeunes adolescents avaient été marquées par de nombreuses émeutes, des véhicules incendiés, des bâtiments brûlés et par de nombreuses arrestations.

Cette soirée du 27 octobre 2005 a causé le malheur de deux jeunes garçons, dont un autre grièvement blessé. Gaillemin poursuivait les trois jeunes adolescents, voyant qu'ils se dirigeaient vers le site EDF interdit au public, et étant conscient du danger qu'encourrait Bouna, Zied et Muhittin, il ne les a pas aidé à éviter le piège mortel dans lequel ils s'engouffraient. Il n'a pas non plus appelé les services d'urgences, au lieu de cela il a simplement prononcé ces quelques mots sur la radio de la police : « S'ils rentrent sur le site EDF, je ne donne pas cher de leur peau ».

Stéphanie Klein, à l'époque stagiaire, était accusée également de ne pas avoir réagi. #Justice #Fait divers