Le mardi 19 mai, journée de mobilisation massive d'enseignants grévistes, est aussi l'occasion de la classique guerre des chiffres entre les syndicats et le Ministère de l'Intérieur

Toujours, en cas de mouvement de #Grève national, le gouvernement et ses représentants, qu'ils soient de gauche ou de droite, minimisent évidemment l'impact populaire, alors que les porte-parole d'une corporation donnée apportent toujours des chiffres plus élevés que les institutions étatiques officielles.

Entre 25 et 50% de grévistes 

Même si #Manuel Valls s'est montré d'une fermeté totale, affirmant ainsi que la réforme se ferait quoiqu'il arrive, Najat Vallaud-Belkacem a, quant à elle, adoptée une posture plus conciliante à la mi journée.

La Ministre de l'#Education, visiblement dans une volonté de passer ce test difficile pour son autorité en tentant de recréer une unité, a donc déclaré qu'elle entendait la voix de la rue et qu'elle ne la méprisait pas, chose qui lui par ailleurs été reprochée à maintes reprises par les 7 syndicats qui ont appelé à la grève

Certains enseignants, échaudés par ce qu'ils considèrent comme une trahison, n'ont par ailleurs pas hésité à assurer qu'ils ne revoteraient plus jamais pour le Parti Socialiste. 

Le gouvernement, en passe de perdre une partie du noyau dur de son électorat historique, ne peut pas non plus perdre la face en reculant, car l'opposition pointerait évidemment cela comme un signe de faiblesse.

Finalement, c'est bien la question des chiffres de la mobilisation qui déterminera la suite des agissements du pouvoir.

En effet, si le ratio de grévistes devait être "à peine" de 1 sur 4 ou de 1 sur 3, il est évident que Najat Vallaud Belkacem réussirait son pari.

Néanmoins, si il devait y avoir 50% de grévistes, la partie serait alors beaucoup plus difficile à jouer.

Pour l'instant, et lors des prochains jours, le flou continuera de planer autour de la réforme, tant il est ardu de comptabiliser exactement le volume des cortèges.

Enfin, François Hollande, en mettant en avant une volonté d'excellence pour tous, sait que ses paroles passeront à la trappe si il devait y avoir une massification de la grève par la suite.