Ils quittent leur salle de classe pour la rue. Les enseignants manifestent leur colère contre la réforme du collège de Najat Vallaud-Belkacem, ce mardi. Les organisations syndicales SNES-FSU, SNEP-FSU SNALC-FGAF, SNFOLC, SNETAA-FO, CGT Educ'action et SUD Éducation ont ainsi fait le constat d'un rejet général de cette réforme et demandent son retrait. Ces organisations syndicales sont représentées par plus de 80% des enseignants du second degré. Dans un communiqué commun, elles attaquent : « Sans répondre aux véritables besoins du collège, cette réforme ne ferait en outre, si elle était mise en oeuvre en 2016, qu'engendrer davantage d'inégalités entre les élèves, aggraver les conditions de travail des personnels, mettre en concurrence personnels, disciplines et établissements. »

Du côté des professeurs, l'inquiétude demeure quant à l'application de cette nouvelle réforme polémique. « Après les rythmes scolaires, voilà que le gouvernement enfonce le clou avec cette réforme bidon, peste Nicolas, professeur d'histoire en région parisienne. Vouloir tout changer, c'est bien. Mais savoir écouter ceux dont c'est le métier, c'est mieux. » Même son de cloche pour Émilie qui ne comprend pas  « cet acharnement sur les langues anciennes. S'ils veulent lutter contre l'ennui à l'école, c'est rapé!»

Pour autant, tous les professeurs ne critiquent pas cette réforme du collège. Julie, qui enseigne le français dans l'Oise, est même plutôt pour. Elle ne répondra pas présente à la #Grève. « Je ne comprends pas toute cette agitation autour de cette réforme, estime-t-elle. Pour ma part, je trouve que le principe des EPI (ndlr : enseignements pratiques disciplinaires) va dans le bon sens. Ça peut motiver les jeunes. Ça leur offre un éventail de matières plus garni. » #école