Les automobilistes à mobilité réduite, titulaires de la carte européenne de stationnement, ne paieront plus aucune place de parking en France, à compter de ce mardi 19 mai.

La #Loi, adoptée par le Parlement le 18 mars 2015, vise à faciliter le stationnement des personnes handicapées et prévoit la gratuité de toutes les places de stationnement ouvertes au public. En revanche, les autorités pourront fixer une durée maximale de stationnement qui ne devra pas être inférieure à douze heures.

Une avancée sociale 

« Se déplacer et se garer en toute autonomie, c'est s'approprier l'espace public dans sa vie de tous les jours. C'est encore plus essentiel pour les personnes handicapées », a déclaré le président du groupe socialiste au Sénat, Didier Guillaume.

Seule exception au tableau : une redevance pourra être exigée pour les stationnements qui se trouvent dans des parcs munis de bornes d'entrée et de sortie. « À partir du moment où la borne est accessible depuis le véhicule, cette gratuité n'apparaissait pas nécessaire », a expliqué Annie Le Houerou, rapporteur du texte.

La crainte des dérives

Pour la Fnath, l'association des accidentés de la vie, « cette loi constitue une avancée pour la vie quotidienne des personnes handicapées, qui permettra d'homogénéiser les pratiques des communes ». En effet, jusqu'à présent, chaque municipalité était libre de faire payer ou non les personnes à mobilité réduite. L'association craint, cependant, que cette avancée fasse augmenter les fraudes à l'obtention des cartes de stationnement.

Pour rappel, la loi oblige chaque commune à créer un certain nombre de places de stationnement aménagées et réservées aux automobilistes handicapés. Celles-ci sont généralement signalées par un marquage au sol de couleur bleue. Quant à la gratuité de ces places de stationnement, elle était déjà en vigueur dans 245 villes de France, notamment à Lyon.

En 2012, Philippe Bas avait déjà proposé le principe de gratuité du stationnement pour les automobilistes handicapés, mais sans succès.