On peut définir le #Chômage comme un moment, une période d'inactivité d'une personne souhaitant travailler. Mais le nombre de chômeur enfle depuis des années et semble ne pas vouloir s'arrêter.

Le chômage s'est avant tout une période de réflexion, dans laquelle toute personne va vite devoir se remettre en question. Alors oui, au début cela ressemble à des vacances, que le chômage soit volontaire ou forcé. On apprend ce que c'est que d'avoir toutes ses journées de libre, on apprend à s'occuper, on découvre de nouvelles choses, de nouvelles occupations.

Ce qui est vraiment extraordinaire, c'est que c'est surtout une période où nos multiples remises en question vont nous ouvrir de nouveaux horizons, on va réfléchir à nos capacités et à comment on pourrait les utiliser intelligemment. On commence par refaire un CV en compagnie de notre conseiller, pour mettre en avant nos compétences, puis on enchaîne avec des lettres de motivations par dizaines parce qu'on est tellement motivé par l'envie de travailler qu'on multiplie les candidatures. Les tous jeunes chômeurs ont la "pêche", ils ont la niaque pour trouver du boulot.

Ensuite vient la période d'attente. Après avoir envoyé des candidatures à toutes les boîtes ou à toutes les personnes avec qui on voudrait travailler, on se permet quelques jours, quelques semaines pour certains. C'est à ce moment là que, bien qu'en continuant à consulter les offres d'emplois sur internet, le chômeur va un peu se relâcher. Il va se mettre à profiter de ses journées et à se lever un peu plus tard, parce qu'il se sera couché encore plus tard parce que le lendemain il ne sait pas quoi faire, et que l'envie d'aller se coucher pour se réveiller n'est plus très forte. Mais tout ça n'est pas très grave. Surtout pour les chômeurs ayant des diplômes. Si ça ne reste qu'un temps on peut facilement s'en sortir, sans tomber dans une routine de chômeur. Mais il y a aussi les personnes qui avaient ou non trouvé un boulot auparavant et qui se sont retrouvé au chômage sans pouvoir voir venir. Ces personnes-là vont se mettre à chercher des formations ou des reconversions professionnelles et se plonger à fond dans cette nouvelle approche de leur vie. Tout leur temps-libre leur sert à avancer bien plus vite que s'ils étaient encore en activité.

C'est après tout ça qu'arrivent les premières réponses négatives. La première lettre est souvent celle qu'on attendait le plus, celle dans laquelle on souhaitait vraiment apprendre qu'on avait obtenu l'entretien tant désiré. Mais dans la plupart des cas, le chômeur va recevoir une réponse négative. Parce que le jeune chômeur n'a le droit à aucune chance. "Vous n'avez pas assez d'expérience". "Nous recherchons quelqu'un qui a plus de vécu dans ce domaine". "Oui mais comprenez nous, nous voulons garantir à nos clients que tout sera parfait et il vous manque de l'expérience pour pouvoir être embauché chez nous".

Parce que le jeune chômeur c'est ça : une personne ayant déjà un peu travaillé, suffisamment pour pouvoir devenir demandeur d'emploi, mais pas assez pour retrouver du travail. On ne laisse pas de chances à la #Jeunesse, en la qualifiant de non expérimentée. Il m'avait toujours semblé que la période d'essai d'un contrat servait justement à laisser une chance aux personnes souhaitant travailler dans un domaine précis, de prouver ce dont ils sont capables. Mais les différents employeurs se renvoient la balle, vous répondent que vous devriez chercher ailleurs, dans une entreprise où on prendrait des débutants. Parce qu'on nous le fait bien sentir que nous ne sommes que des débutants. 

Il faudrait juste nous laisser une chance. Même infime, de prouver ce dont nous sommes capables dans le domaine que nous souhaitons. Peut-être y aurait-il moins de jeunes diplômés au chômage.