Les ennemis classiques (?) du catholicisme

De nos jours, le christianisme, et en particulier le catholicisme, est devenu la #Religion la plus dédaignée et la plus ignorée de nos sociétés occidentales ; un peu comme si on voulait lui faire payer sa domination d'autrefois, beaucoup pour son exigence face aux plaisirs de la chair érigés en dogme, bien que ce soit ici plus inconscient. Le Concile Vatican II a, lui aussi, ajouté à cet état des lieux... Nous pouvons donc constater les deux poids-deux mesures lorsqu'il y a, par exemple, des profanations de cimetières juifs ou musulmans médiatisés abondamment, face au silence des vandales s'attaquant à la croix, sans compter l'ostracisme des quelques chrétien(e)s encore debout à l'assemblée nationale... On en conclura que les ennemis de l’Église sont les anticléricaux, les franc-maçons ou les tenants d'autres religions, et on tachera d'oublier le sujet comme à l'accoutumée depuis des décennies.

Les ennemis cachés du catholicisme

Je vais donc en venir à ce que je crois être la cause principale de la désaffection de la religion chrétienne en occident : ses ennemis cachés. Et ses ennemis cachés sont, en fait, les chrétiens eux-même ! Ô scandale ! et pourtant ces chrétiens étaient encore fiers de leur religion à près de 80% avant Vatican II. Ces chrétiens, malgré quelques critiques fondées, connaissaient leur catéchisme sur le bout de leur doigt, remplissaient leurs Église avec fierté, combattaient leurs ennemis avec dignité, imposaient le respect. Il ne reste aujourd'hui qu'un petit noyau de pratiquants déchirés entre les traditionalistes et les modernistes, en  frôlant les murs face au consumérisme de nos compatriotes, plus soucieux de leurs porte-feuilles que de la vie éternelle. Comme la nature a horreur du vide, les mosquées et les magasins finissent par remplacer peu à peu les églises et, devant leurs manque de conviction, un remplacement même de peuple est en train de se dérouler sans que beaucoup en prennent conscience, comme anesthésiés. " Ben mon bon môsieur, du moment qu'on part en vacances, hé ! "

Le Concile Vatican II, la cause ?

Les traditionalistes diront que c'est à cause de ce Concile, Vatican d'eux comme ils disent. Et ils se diviseront aussi. Les modernistes, sorte de chrétiens de gauche plus ou moins marxisés auront eux aussi fait leur petit mai 68 en devenant des VRP politique, humanistes, pro-gay, anti chapelet et tutti quanti. Les autres suivront un concile mal expliqué en survivant héroïquement face à ces courants, face aux protestants, face aux consumérisme, et dans plus ou moins d'indifférence devant leurs frères charismatique, une espèce faisant penser aux pentecôtistes avec les apparitions reconnues et ignorées de la sainte Vierge : vaste panel reflétant les craintes de notre époque en annonçant le retour du Christ, l'ère de l'Esprit Saint et tutti quanti - le sujet reste vaste.

La révolution de Vatican II

Oui, ce Concile a remué la chrétienté dans le monde entier en remettant en question nos mentalités chrétiennes empoussiérées par les siècles et par le formalisme qui guette toutes structures, religieuses, politiques ou autres. Mal et peu expliqué, comme si les clercs n'arrivaient plus à vulgariser les dogmes. La majorité des catholiques reste confuse et désarmée. Ici aussi, le niveau intellectuel a baissé, le courage a disparu, les vertus masculines ont déserté pour la plupart. Vatican II est une révolution des mentalités ouvrant la porte à tous (la liberté de conscience) et repoussant le temporel, dont l’Église fit les frais en son temps, tout en devant affirmer son identité sans se renier ; ce qu'elle ne fait pas réellement. Ici aussi, les ecclésiastiques sont, à tout niveau, souvent déconnectés de leur ouailles et ont peur de heurter. Le Politiquement correct est en train de tuer tout les pans de notre société. Pour le contrer, il ne faut aux chrétiens que courage et clarté afin de gagner le respect en affirmant leur place retrouvée.

Laïcisme

Islam #Union Européenne #Pape François