Les conflits conjugaux qui perdurent pourraient être source de problèmes psychiques, mais il n'en existe pas de spécifiques liés à ladite problématique.

« La clinique des troubles est très variée : plaintes corporelles, angoisses, troubles du comportement, perturbations scolaires,... » L'angoisse reste toutefois l'un des premiers indicateurs des effets négatifs que le contexte peut avoir sur l'enfant.

Ces conséquences restent souvent sans gravité, si elles sont repérées et accompagnées. L'attachement de l'enfant à ses parents est un garde-fou nécessaire afin que ce dernier puisse se confronter au monde et acquérir son autonomie.

Ces manifestations lui permettent d'exprimer son incompréhension et son insécurité face à une situation qui le dépasse et le rend vulnérable. 

Dans la période qui précède le début de la scolarité, il tendra plus à se tenir pour responsable de la séparation des parents, et éprouvera particulièrement un sentiment de culpabilité, ce qui l'amènera éventuellement à une fragilité et à une répétition d'échecs. L'enfant scolarisé lui, est susceptible d'avoir deux types de comportements différents, soit il exprimera son mal-être en adoptant une position de rejet, de manipulation des adultes ou d'agressivité, soit il fera preuve d'une maturité excessive pour son âge, de sorte à être le moins possible un « poids » pour ses parents. Toutefois, cette dernière manifestation reste tout de même elle aussi l'expression d'un sentiment de mal-être, pour l'enfant qui essaie de se protéger par ce biais de la possibilité de recevoir moins d'affects.

Même si les adolescents sont plus à même de comprendre la séparation parentale et ses conséquences, ils n'en restent pas moins fragiles. Ils seront alors tentés de mettre en place certains comportements visant à cacher leur sentiment d'insécurité, quitte à parfois défier l'autorité parentale.

L'enfant devient alors le parent de ses parents, ou d'un de ses parents. Il perçoit la souffrance parentale, et tente de l'apaiser en se responsabilisant vis à vis de ses parents. Dans le cas où l'enfant est pris dans un conflit de loyauté, le « bon parent » devra à ses yeux, être protégé et soutenu quoiqu'il advienne, quitte à endosser le rôle de confident, voire même de substitut de partenaire ou parental. L'enfant sacrifiera « le mauvais parent », et se sacrifiera par la même occasion dans le but de maintenir une certaine homéostasie. L'enfant va fournir des efforts d'adaptation conséquents en réponse au conflit de loyauté, pour tenter de préserver ou sauvegarder l'équilibre du système familial.

Cette position « d'équilibriste » est délicate à tenir pour l'enfant, mais viendra également en plus poser des soucis d'ordre éducatif. La confusion des rôles se confirme, et le parent n'est plus un parent aux yeux de l'enfant. Il arrive parfois également que les demandes éducatives des parents sont en contradiction, plaçant une nouvelle fois l'enfant dans une situation de choix ou d'adaptation. De même, le fait que l'un des parents soit ouvertement remis en cause dans sa fonction parentale va bouleverser les représentations de l'enfant, et l'une des figures parentales sera mise à mal.  Ces carences éducatives pourraient, en fonction de leur gravité, être assimilées à une forme de maltraitance psychologique. Tout cela pourra emmener l'enfant à rencontrer des difficultés sociales, scolaires, ou au niveau de son développement, son psychisme étant trop monopolisé par le conflit dans lequel il se trouve.

Les conduites non appropriées en réponse à la souffrance engendrée, notamment celles de mises en danger, sont en règle générale plutôt propres aux adolescents. Ces derniers, afin de se préserver, pourront être tenter de mettre en place des stratégies de fuite et d'évitement du milieu familial.  #Education