Mohamed Chebourou était incarcéré en France mais il a réussi à s'évader de la prison dans laquelle il était et n'a toujours pas été retrouvé après une semaine. Cette évasion est assez simple puisqu'il n'est pas rentré de sa permission du dimanche 20 septembre.

Outre le problème qu'un prisonnier parvienne à s'échapper tout simplement sans rentrer en prison le soir, il y a un autre hic majeur : Mohamed Chebourou était référencé comme fiche « S » (pour « Sûreté de l’État ») qui est attribuée par la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI).

C'est ce système dont certains avaient remis en cause l'utilité, et dont ces derniers temps ceux qui sont désignés ainsi sont les islamistes radicaux…. Rassurant.

Était il en prison pour des faits à caractère djihadistes ?

Non, il l'était pour avoir volé en utilisant des armes et en ayant usé de violence en 2013. Il se serait apparemment radicalisé en prison au contact d'autres prisonniers. Il aurait également confié à ses codétenus qu' « on entendrai parler de lui ».

Pourquoi faisait il l'objet d'une fiche « S » ?

C'est donc en prison qu'il s'est rapproché de la religion et ne s'en cachait donc pas puisque le personnel pénitentiaire l'a remarqué. Il côtoyait un groupe de 50 personnes qui affichaient leur religion sans se cacher, dont des radicaux « susceptibles de se rendre en France ou à l'étranger ». Cette fiche « S » a donc eu un caractère préventif dans son cas puisque aucun passé d'islamiste radical n'est à noter dans son cas. C'est ce qui explique certainement que la permission lui ait été accordé et aussi parce que les autres se sont bien déroulées.

Quelle réaction des politiques ?

Le député Eric Ciotti (LR) s'est rapidement empressé de commenter cet événement sur le réseau social Twtitter : « Islamiste radical en cavale après une permission selon @LePoint. Une affaire d'une extrême gravité sur laquelle #Taubira doit s'expliquer ! ». Il remet donc clairement la garde des sceaux Christiane Taubira dont la politique est jugée laxiste par l'opposition.

De son côté le FN a communiqué via Gilbert Collard, là aussi sur Twitter : « Un détenu, islamiste radical, n'est pas rentré de permission après avoir juré qu'on entendrait parler de lui : la permission du loup ! ».

 

A t-il eu une faille dans le dispositif de suivi et de sécurité ? A vous de juger ! #Justice #Islam #Djihad