Face à l'arrivée exceptionnelle des migrants en France, la Société Nationale des Chemins de Fer, plus connue sous le nom de #SNCF, a déclaré que pour ces personnes les réservations de billets sont gratuites depuis le 05 octobre. Aucune date de fin n'a été prévue à ce jour.

Le billet reste payant

Avec une lecture rapide on peut comprendre que les migrants ne paieront pas le train. Mais ce qu'il faut bien comprendre c'est qu'ils le paieront quand même. Mais en partie seulement. En effet lorsqu'un billet de train est acheté, le client paie une réservation sur son siège, et c'est ce prix qui ne sera pas payé par les migrants (ce qui allégera donc bien entendu le prix final).

Cette mesure est ainsi « exceptionnelle » afin de « faciliter le confort des voyageurs » d'après la Direction de la SNCF.

Les réactions des politiques

Bien entendu la classe politique française d'extrême droite ne s'est pas faite priée pour réagir à ce communiqué.

La jeune députée Marion Maréchal-Le Pen (FN) a déclaré sur son compte Facebook : « Les autres avant les nôtres : pour les clandestins, le train, c'est gratuit ! Merci la SNCF ! »

Bertrand Iragne, le secrétaire départemental FN du Morbihan, s'est exprimé quant à lui en ces termes : « «SNCF c'est possible!! Moins cher que les bus, le train. La SNCF ne fait pas payer les billets aux migrants!»

La réaction de la SNCF

La société ferroviaire s'est exprimée via Christophe Piednoël, son directeur de l'information. Celui-ci a précisé que le coût de la réservation est une part variable du billet, ce qui peut représenter « 3 euros pour un trajet Paris-Lyon un mercredi comme 10 euros pour un vendredi ».

Il a aussi cru bon de rappeler la chose suivante au Figaro : «La très grande majorité des migrants sont en règle, il faut un billet pour voyager».

Le problème, vous l'aurez compris, pour certains n'est donc pas d'avoir un billet mais plutôt le prix auquel il a été payé.

Pour aller au-delà de cette information

Bien entendu il est facile de comprendre qu'un migrant n'a pas forcément tout l'argent pour acheter un billet de train, que ce soit pour lui ou pour toute sa famille. Il a déjà certainement dû payer le passeur et d'autres moyens de transport pour arriver en France.

Le soucis vient déjà d'une part du manque de date de fin de cette opération. Avec l'expérience on sait que lorsqu'un calendrier n'est pas défini, il est difficile d'arrêter ce que l'on a engagé. Cela est vrai pour les opérations militaires comme pour les réservations non payantes d'un billet de train.

Deuxièmement il faut reconnaître que dans un contexte tendu avec l'arrivée de tous ces migrants, le fait qu'ils ne paient pas de réservation ajoute un peu d'huile sur le feu. Les affaires d'abus d'allocations et de RSA ont engendré une méfiance (légitime ou pas, là n'est pas la question) vis-à-vis des migrants. Cette opération n'échappe pas aux interrogations : Y aura t-il des abus ? Le billet de train va t-il augmenté pour les autres ? Etc.

Troisièmement, comment s'assurer que le migrant en est réellement un ? Aucune information n'a été portée à ma connaissance, mais je suppose (et j'espère) que la question a trouvé une réponse – intelligente-. #Immigration #Front National