"Chat échaudé craint l'eau froide", "Donner sa langue au chat", "Appeler un chat un chat", "Une chatte n'y retrouverait pas ses petits", "La nuit, tous les chats sont gris","Avoir d'autres chats à fouetter", "C'est du pipi de chat", "Avoir un chat dans la gorge", "Retomber comme un chat sur ses pattes"… J’en passe, et des meilleurs !

Oui, car j’aurais très bien pu noircir les lignes de cet article en ne m’attachant qu’à reprendre toutes les expressions et les proverbes dans lesquels les chats semblent régner sans partage. Si j’osais, je dirais même qu’au regard de sa popularité dans notre langue, il y aurait fort à parier que des ethnologues aient pu, à un moment ou un autre, envisager d’y déceler une relation de cause à effet, afin de définir la structure et l’évolution de notre société. Avouez tout de même qu’il y a de quoi s’interroger, tant il est évident qu’aucun autre animal soit à ce point omniprésent dans ce rapport que nous n’avons de cesse d’établir entre une vérité de bon sens, et la nature profonde d’une vulgaire boule de poils.

Sauf erreur de ma part, il y aurait sur notre planète 8.7 millions d’espèces vivantes. Pourtant, contre toute attente, c’est bien le chat qui semble avoir remporté tous les suffrages. D’aucuns pourraient me dire : "Oui, mais il ne s’agit là, que de proverbes et d’expressions ! N’est-ce pas un peu facile d’attribuer une telle prédominance à cet animal en ne se référant qu’à la récurrence de sa présence au sein d’une littérature tout autant concise dans sa forme, que pleine de sens dans son fond ?".

Oui, peut-être, mais comment expliqueriez-vous alors qu’aujourd’hui, notre #Internet soit, pour ainsi dire, squatté par des millions et des millions de vidéos mettant en scène des chats ? Alors ? Vous répondriez quoi, à ça ? Rien ? Dois-je comprendre, que tout comme un "chat échaudé craint l’eau froide", vous serez quelque peu plus prudents dorénavant quand il s’agira de venir contredire ce qui, a priori, ne peut l’être ?

Vous savez, il n’est question ici que d’un constat, et comme chacun sait, dixit notre cher Larousse, un constat n’est ni plus ni moins, qu’un "examen objectif des résultats d’une action, d’une période, d’une situation". Ceci dit, si vous en doutez encore, je vous invite à taper sur Google le mot "chat". Vous constaterez alors qu’il faut savoir "appeler un chat, un chat", car il est plus qu’évident qu’"une chatte n’y retrouverait pas ses petits", tant il y a de pages qui se réfèrent à cet emblématique félidé.

Si hier, ce fut la plume qui usa à tort et à travers de cet animal pour qu’il se meuve en de savoureux conseils populaires, c’est aujourd’hui le clavier et la souris (un comble, n’est-ce pas ?) qui s’épanchent chaque jour sur le sujet. Plus que de chat, on pourrait même parler aujourd’hui de "chat cyber", à ne pas confondre bien sûr avec les "Cyber-chat" du style "Chatroullete", dans lesquels il est envisageable de découvrir un minou, mais certainement pas celui auquel on pourrait s’attendre.

Ceci dit, reste à définir ce qui pourrait expliquer que le chat soit à ce point digne d’inspiration. D’aucuns vous diront qu’en ce qui concerne tous ces proverbes et expressions, il s’agit simplement de se souvenir de cette image d’Epinal, dans laquelle on retrouve quasiment toujours un chat lascivement allongé près d’un écrivain. Et pour ce qui est du déferlement d’images et de vidéos de chats sur le net, n’y aurait-il pas là quelques explications dans ce qui fait qu’un chat soit particulièrement attiré par la chaleur qui se dégage de nos ordinateurs ?

Si cela ne suffit pas à vous convaincre, peut-être que parce qu’un chat est ce qu’il est, il n’a pas besoin qu’on le sorte, à l’instar d’un chien, qui lui… Je peux me tromper, mais selon moi, ceci doit certainement justifier ces hommages rendus par tous ces geeks qui restent cloîtrés dans leur chambre, les yeux rivés sur l’écran de leur ordinateur. Chat ne peut en être autrement ! Vous ne pensez pas ?

#Animaux #Société