C'est une situation dont on parle trop peu : l'animalisation des personnes avec ou sans revenus en situation de recherche de logement à Bruxelles. On sait déjà que les personnes en situation administrative irrégulière ne peuvent que squatter chez des amis et connaissances, ou dormir en plein air. Depuis quelques années, il devient de plus en plus difficile de trouver un appartement à louer à un prix abordable à Bruxelles.

 

Quand on n'a pas la chance d'avoir les revenus suffisants, la recherche d'un logement relève du parcours du combattant. Pourtant dans les rues, avenues etc. l'offre de logements est au rendez-vous si l'on regarde les annonces qui figurent sur plusieurs fenêtres et portes.

 

Quand bien même vous trouvez à Bruxelles une annonce de location d'appartement à un prix abordable, n'hésitez pas à le visiter. Ce sont des appartements insalubres et très souvent ne répondant à aucune norme domaniale. Certains propriétaires d'immeubles dits insalubres les louent "au noir". C'est-à-dire au mépris de toute législation et de tout respect des normes . Pourtant, depuis le 1er Juillet 2004 en #Belgique, tous les logements mis en location doivent répondre aux normes de sécurité, de salubrité, d'hygiène et d'équipement définies par le Code du Logement.

 

En région bruxelloise par exemple, la demande en matière de logement est en hausse. Des centaines de milliers de demandeurs de logement sont en attente d'un logement social et l'offre est très insuffisante. Selon les gestionnaires des organismes d'attribution des logements sociaux dans la région bruxelloise, il faut parfois attendre 5 à 7 ans pour se voir attribuer un logement et du coup, les marchands de sommeil profitent de cette circonstance pour hausser les enchères quand l'on se retrouve dans le besoin d'un logement.

 

A Bruxelles, nous avons réussi à faire la connaissance de S.N, une camerounaise de 30 ans, arrivée en Belgique en 2010. Le 5 Juillet dernier, elle était au rendez-vous devant un commerce de la commune d'Ixelles à Bruxelles. Elle était accompagnée de son ami Congolais, P.L

 

Tous deux ont voulu nous montrer leur "logis" mais ils vont changer d'avis à la dernière minute. Nous insistons mais rien. Nous comprenons du coup que ces derniers habitent une maison où ils squattent. Plus loin, ils affirment qu'ils habitent une maison que nous ne pouvons pas visiter du fait de son insalubrité. S.N et P.L sont tous des sans papiers. En dehors des cas de S.N et P.L parmi tant d'autres, les immigrés sans papiers sont nombreux dans les quartiers défavorisés des grandes villes belges.

 

Depuis quelques années, le coût de la location à Bruxelles croît plus rapidement que les revenus. Malgré l'absence de bonnes données statistiques sur les liens logement-situation professionnelle ou administrative, il est clair que le problème de logement est lié à l'exclusion sociale manifeste dans la région de Bruxelles-Capitale.

 

A Bruxelles, celui qui dispose de trop peu de moyens financiers trouve difficilement un logement salubre et pour un prix abordable. Que l'on soit sans revenus, sans emploi, chômeur indemnisé, retraité... La recherche du logement pour ces catégories de personnes demeure un parcours de combattant.

 

De nombreux témoignages font état de personnes qui subsistent dans les logements surpeuplés, sans confort de base, avec un minimum de sanitaires, avec des parasites, moisissures, pollution sonore etc. Pas mal de personnes voudraient bien quitter leur logement insalubre, mais ne trouvent pas d'alternative. Que faire dans ce cas ?

 

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