Il y a des nouvelles qui nous font passer, en un claquement de doigts, d’une joie hystérique à la dure réalité d’être aussitôt contraints à prendre une décision à tel point importante, qu’elle peut très vite s’avérer déterminante pour notre avenir. D’aucuns pourraient être tentés de rejeter en bloc cette singulière introduction que je vous propose, sachant qu’a priori, vous en êtes encore à célébrer l’obtention de ce fameux baccalauréat qui a certainement hanté bon nombre de vos nuits.

 

Cependant, comme l’a écrit Jean Paul Sartre : "Chaque instant ne paraît que pour amener ceux qui suivent", et il est donc plus que nécessaire de savoir s’y préparer, ou du moins essayer d’envisager ce qu’ils pourraient être, eu égard à certaines décisions que nous serions amenés à prendre dans un futur très très proche.

 

Et oui, ne vous en déplaise, voici venu le temps de ce délicat choix, que l’on nomme communément, orientation, et qui malheureusement, ne se satisfait pas d’une simple boussole qui nous inviterait à emprunter telle ou telle direction. Le bac en poche, que vais-je maintenant pouvoir faire ? Dans l’absolu, tout et n’importe quoi, reste juste à savoir si ce tout, ou ce n’importe quoi, sera susceptible de m’offrir ce que j’attends de la vie. Ceci dit, cette courte réflexion semble déjà répondre à l’une des questions que nous pourrions nous poser, à savoir : L’obtention de mon baccalauréat suffira t-elle à me permettre d’entrer immédiatement dans la vie active ?

 

Si dans la vie tout est possible, il faut cependant savoir, qu’il y a bien longtemps déjà, que notre cher baccalauréat ne règne plus sans partage sur ce parcours professionnel que nous serions à même d’espérer. Comme nous l’évoquions dans notre courte réflexion, le baccalauréat n’est aujourd’hui qu’une étape, qui bien que nécessaire, n’en reste pas moins qu’un "point de fuite" destiné à nous aider à construire notre avenir professionnel en perspective.

 

Se diriger vers une université, une classe préparatoire, un BTS, ou que sais-je d’autre, tel est le dilemme qui s’imposera certainement à bon nombre d’entre vous. Je mets au défi quiconque qui a connu ce délicat instant de doute, de me dire qu’il n’est pas difficile de prendre une telle décision à un âge où l’on vient à peine de quitter l’adolescence. Et c’est bien là, le nœud du problème. N’est-ce pas quelque peu présomptueux d’imaginer que l’on puisse à cet âge, s’engager de la sorte dans une carrière, alors que pour bon nombre d’entre nous, on ne connaît que très peu de chose du monde des adultes ?

 

Prendre du recul, et se donner le temps de réfléchir, ne serait-il pas dans certains cas, faire preuve de maturité ? Pour ma part, je pense que oui, même si je ne l’ai pas expérimenté personnellement. Pourquoi ? Eh bien tout simplement, parce qu’à l’époque, mes proches, comme moi-même à vrai dire, nous considérions qu’une année sabbatique post-baccalauréat se résumerait à jeter aux orties 365 pauvres jours, que je traînerai ensuite comme un boulet, sur tous ces CV adressés qui jalonneront à coup sûr mon parcours professionnel.

 

Soit ! Pourquoi pas ? Mais à bien y réfléchir, y aurait-il dans notre société quelques statistiques, ou pléthore d’arguments empiriques qui pourraient accréditer cette thèse ? Ne serait-il pas plutôt question ici, d’un singulier état d’esprit franco-français qui, porté par un système d’éducation nationale quelque peu dépassé, impose à chacun de ne pas perdre une minute, alors que comme chacun sait "la précipitation est souvent mauvaise conseillère".

 

Vous savez, je n’invente rien, et il suffirait de jeter un rapide coup d’œil à bon nombre de nos voisins européens pour voir qu’il n’est question ici que de mentalité. Sauf erreur de ma part, il semblerait que nos chers voisins privilégient bien plus facilement la possibilité d’offrir à leur enfant de quoi se forger un caractère, et pourquoi pas même, des certitudes avant de choisir ce qui fera que leur vie soit ce qu’elle soit. #Education #Famille #Société