Quel est la procédure parfaite et exacte pour parvenir à faire intervenir sa protection juridique lorsqu'on en a besoin ? Dilemme. Tous les mois, on paie un service qu'il est très difficile de mettre en marche, de jouer le rôle qu'on lui attribue, dés qu'un litige, une différence entre deux parties s'installent. Des juristes répondent de telle sorte que chaque procédure peut se conclure par le néant. Tel article est cité qui annule un autre, revenant à dire que l'office ne peut pas intervenir.

 

On se retrouve dans des situations très difficiles, qui déjà sont pénibles et complexes à vivre, mais en plus on se retrouve dérouté. En effet, puisqu'on a fait en sorte de se protéger au cas où, par prudence vu le contexte actuel, et lorsque ce jour se manifeste, on vous rétorque poliment, et avec art de Cicéron, que vous ne rentrez pas dans le cadre de votre contrat.

 

Mais on ne vous le dit pas de suite. C'est au bout de quelques mois, voire plusieurs appels. On vous fait remplir de la paperasse. On vous demande de raconter le contexte, la situation du litige. Vous avez du mal et pourtant. Alors vous vous laissez aller. Vous vous confiez. Vous y passez des heures et des heures : résultat néant. Vous avez envoyé des courriers et des copies, des mails, des pièces jointes. Vous scannez, copiez, classez. Vous fréquentez assidûment votre poste pour adresser l'ensemble de votre histoire, tel un manuscrit à son éditeur, sans omettre d'avoir vérifier que vous avez bien rempli tous les documents. Surtout vous avez eu la prudence de les photocopier. Vous avez été réglo et soulagés d'avoir eu l'intelligence de vous protéger, car de nos jours, tout peut être contestable. Tant de personnes manquent d'argent que les mauvaises intentions se réveillent à la première occasion procédurière.

 

Nous comprenons la méfiance des protections juridiques. C'est certain ! Mais à vouloir écrémer tous les demandeurs suspects de mauvaises intentions, et eux-mêmes ne voulant pas trop débourser pour les frais juridiques afin que leur rentabilité ait un sens marqué, on se retrouve dans un système où la croyance immatérielle d'un fait, fait vivre et rassure, plus que les actions d'interventions concrètes qui se font rapidement nulles, silencieuses, vides et assourdies.

 

Ainsi on a l'impression de se faire avoir deux fois au final, et qu'on a profité de votre honnêteté : par celui qui nous met en difficulté et par son propre assureur qui s'est fait la malle. Ainsi en deux ou trois articles, dont vous ne connaissez rien, ni la source, ni la sincérité, ni la crédibilité, puisque ce n'est pas votre partie, vous vous retrouvez pantin. Donc "En ce qui me concerne, j'ai toujours été fasciné par les détenteurs de vérité qui, débarrassés du doute, peuvent se permettre de se jeter tête baissée dans tous les combats que leur dicte la tranquille assurance de leurs certitudes aveugles". Pierre Desproges.

 

Le Bac en poche

Hommage personnel à l'écrivain danois #Justice #Loi