Si le baccalauréat reste un diplôme requis pour l'entrée dans la plupart des grandes écoles françaises, force est toutefois de constater qu'il ne se suffit plus à lui seul.

En effet, le bac est une étape importante pour les lycéens, qui veulent valider la fin de leur cursus et s'ouvrir le plus de portes possibles vers le métier de leurs rêves. Certains y parviennent, tandis que de nombreux étudiants doublent voire triplent leur première année en multipliant les ré-orientations, ne sachant que faire une fois l'objectif du fameux bac atteint et désormais en poche.

Le soucis, c'est qu'en l'absence de validation d'une licence ou d'un BTS, il est compliqué de trouver un #Emploi avec le niveau bac en France. Si nos comparses anglo-saxons mettent rapidement les jeunes à l'essai pour déterminer leur potentiel, les entreprises françaises préfèrent la plupart du temps embaucher selon un niveau minimum de diplômes de type master (bac + 5) voire quelques exceptions comme ce fût mon cas avec un niveau licence (bac + 3). La crise de l'emploi, le nombre de postulants toujours en croissance pour un même poste et l'élitisme rendent l'insertion dans la vie active relativement délicate.

C'est la raison qui pousse probablement l'Etat à encourager massivement les interventions dans les salons d'orientation et au sein des écoles publiques dès le collège. Elles sont réalisées par des artisans et commerçants venant présenter leur métier et la facilité à trouver un emploi plus aisément.

Il s'agit de promouvoir la voie professionnelle avec le CAP ou le BEP, qui permettent par ailleurs de passer un baccalauréat professionnel ensuite si l'élève le souhaite, encouragé par les cours moins théoriques et la valorisation d'une passion ou du travail manuel. Ces cursus courts se développent, notamment vers les métiers qui concernent les espaces verts, la coiffure, les soins esthétiques,  l'approche commerciale, le secrétariat et surtout l'émergence avec les émissions télévisées et une forte médiatisation des métiers de bouche (chocolatiers, cuisiniers, bouchers, boulangers etc...).

Que reste-t-il aux bacheliers alors ?

Une partie s'inscrit à l'université, tandis qu'une autre, majoritaire, s'inscrit en prépa pour entrer en école d'ingénieur ou de commerce et ainsi appuyer par la renommée de l'école cette insertion vers le premier emploi. L'accès aux prépas dépend de concours donc le bac n'est pas le passage obligé, néanmoins la non obtention du bac est éliminatoire et le classement dépend fréquemment de la mention et de la note de l'élève, dans cette jungle vers la voie royale.

Le bac fait donc rêver, non pas par lui-même car il ne permet pas l'accès direct à un emploi, n'étant pas professionnalisant, mais il atteste d'un niveau qui demeure irrévocable et ouvre de nombreuses portes vers des études supérieures et fonctionne donc dans notre pays comme un laissez-passer, un sauf conduit qui sera le sésame vers la promesse d'une réussite professionnelle et financière. Ces écoles ne sont néanmoins pas accessibles à tous, et tandis que j'étudie de nombreux financements d'études pour nos jeunes bacheliers actuellement, je m'interroge sur cette pression qui incombe quand on s'endette de 40 000 à 70 000 euros pour payer ses études et s'offrir un cursus à dimension internationale. Il ne faut pas échouer... C'est pourquoi les étudiants doivent trouver leur propre voie, celle qui les mènera vers un métier qui les intéresse et les stimule. 

Avis aux personnes en cours de rattrapage :  n'abandonnez pas et accrochez-vous à vos rêves, et n'oubliez pas que le baccalauréat n'est pas une fin en soit mais le début de votre vie professionnelle. 

Bac en poche 

Se loger durant ses études #Education