Ce lundi 1er août, à l'occasion de la Semaine mondiale de l'allaitement, l'#unicef a partagé sur #Twitter des photographies de sa campagne accompagnées de slogans tels que "le lait maternel est le premier vaccin d'un bébé" ou encore "l'allaitement n'est pas qu'une affaire de femmes".

Ces slogans ont déclenché sur Twitter de nombreuses indignations. On y voit par exemple la photographie de l'Unicef retweetée avec pour slogan cette fois : "L'allaitement n'est qu'une affaire de femmes". Il a en effet été reproché à l'Unicef de bafouer le droit des femmes à disposer de leur corps en encourageant notamment leurs compagnons à les pousser vers la voie de l’allaitement.

Par-dessus tout, l'affirmation de l'agence de l'Organisation des Nations unies selon laquelle "L’allaitement stimule la santé d’un enfant, son QI, ses performances scolaires et son revenu à l’âge adulte" a été la source de déchaînements. Anne-Cécile Mailfert, ancienne porte-parole de l'association "Osez le féminisme", a notamment réagi à cette publication en arguant que les seins de la femme font partie de son corps, et ainsi, que le choix à faire dépend de la femme seule et constitue "son affaire".

Il est vrai que les slogans lancés par l'Unicef ont été quelque peu maladroits, en sous-entendant que la décision de recourir au lait maternel ne doit pas uniquement dépendre de la volonté de la femme. Il est également évident que le combat féministe, qui promeut l'égalité des droits entre les femmes et les hommes, doit être mené, au risque que les droits des femmes régressent avec le temps. Néanmoins, l'Unicef ne dispose-t-il pas aussi du droit d'informer quiconque pourrait être intéressé par le bienfait du lait maternel ? N'est-il pas de son devoir d'informer la population sur la santé de l'enfant ?

Les droits de l'enfant sont la raison d'être de l'Unicef. Il apparaît ainsi que le seul but des slogans dévoilés lors de sa campagne est de garantir ces droits et de permettre à plus d'enfants d'être ou de se maintenir en bonne santé. La polémique soulevée par la campagne de l'Unicef ne semble-t-elle pas à cet égard démesurée ? #Enfance