Qu'on le veuille ou non, qu'on soit amateur de viande ou végétarien, il faut bien nous rendre à l'évidence : la ##Consommation de viande est en partie responsable de la situation des pays du tiers-monde. En effet, une alimentation carnée est l'une des façons les plus indirectes de gaspiller de la nourriture. A titre d'exemple, si chaque personne devenait végétarienne, nous serions en mesure de nourrir deux fois la population mondiale, soit 15 milliards d'êtres humains ! 

Des animaux nourris au blé et au soja

A l'ère de l'élevage industriel, nos délicieux steaks sur pattes s'approprient environ 60% de la production mondiale de céréales (blé et soja), soit 670 millions de tonnes. Des céréales qui pourraient être consommées directement par des êtres humains qui souffrent de famine, comme en ##Afrique. Le célèbre agronome et écologiste René Dumont ne mâche d'ailleurs pas ses mots à ce sujet : "L'occidental avec sa surconsommation de viande et son manque de générosité envers les populations les plus pauvres, se comporte véritablement comme un cannibale, un cannibale indirect ; en consommant de la viande, ce qui gaspille les céréales qui auraient pu les sauver, nous avons mangé l'année dernière les enfants du Sahel, d'Ethiopie et du Bangladesh. Et cette année, nous continuerons à les manger avec le même appétit...!"

Un système de production schizophrène

Ce qui semble le plus aberrant dans ce système de production, c'est la schizophrénie dans laquelle semble se conforter celui-ci. En effet, les pays du tiers-monde produisent des céréales (manioc, soja, arachide...) destinées à alimenter les ##Animaux qui seront #consommés dans les pays occidentaux. Exportées et revendues à de grands groupes, ces céréales finiront dans les assiettes d'un bétail américain ou européen, avant de terminer dans des barquettes de géants du burger. Les consommateurs avides de sandwichs à bas prix ne réalisant pas une seule seconde qu'ils mangent peut-être de la production agricole d'un pays qui ne peut même pas nourrir ses enfants.

Vous voulez connaître le comble ? En période de forte sécheresse, le Sahel a exporté plus de protéines qu'il n'en a reçu au titre de l'aide alimentaire... On marche sur le tête. 

Une consommation que ne cesse de croître

Alors que tous les experts commencent à tirer la sonnette d'alarme, la #consommation de viande ne cesse pourtant de croître. La production de viande a été multipliée par cinq depuis les années 50 et devrait encore doubler dans les vingt prochaines années. 

Gardons à l'esprit que si le monde entier venait à vouloir adopter une alimentation carnée à la française, deux planètes et demie seraient nécessaires à sa production. 

Alors ? Allons-nous garder notre rythme effréné de #surconsommation, ou au contraire, allons-nous devenir raisonnables et réaliser que l'avenir de notre planète, le nôtre et celui de nos congénères réside dans un mode de vie plus modéré, plus équilibré et plus sage ?