Une semaine après la rentrée des classes, les enseignants du secondaire manifestent leur mécontentement et entament un mouvement de protestation contre la nouvelle #réforme du collège.

 

Des enseignants lassés

En 2015, les enseignants avaient déjà organisés des manifestations à travers tout le pays. Aujourd'hui, jeudi 8 septembre, la première #Grève enseignante, une semaine après la rentrée scolaire organisée par l'intersyndicale constituée du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, du Snep-FSU (enseignement professionnel), de FO, de la CGT, de Sud et du Sundep est un "pari risqué" selon André D. Robert, professeur à l'université Lyon-II et spécialiste des mouvements syndicaux enseignants. Risqué pour deux raisons. La première est qu'actuellement les enseignants ont leurs propres préoccupations de rentrée : préparation des cours et adaptation aux nouveaux programmes de la nouvelle réforme, découverte de leur classe, établissement du premier contact avec leurs élèves ... La deuxième raison est que la nouvelle réforme à été adoptée et est officiellement entrée en vigueur le 1er septembre, jour de la #rentrée scolaire, difficile donc de l'annuler.

 

Une réforme toujours pas acceptée

Pour la ministre de l'éducation Najat Vallaud-Belkacem, on assiste à une "rentrée apaisée" et estime que seulement 5 à 10% des collèges sont encore réticents quand à la mise en place de la réforme au sein de leur établissement. Au delà de la suppression d'une partie des classes bi-langues et européennes et la diminution des horaires de cours de latin, la réforme conçoit d'instaurer des EPI (Enseignements Pratiques Interdisciplinaires), mais aussi des heures, chaque semaine pour l'accompagnement scolaire des élèves. Enfin, la réforme prévoit 26 heures hebdomadaires d'enseignements "classiques" et communs à tous. Les bouleversements dans les programmes ne touchent pas que les collèges mais aussi le primaire : les évaluations se feront désormais sur des cycles de trois ans, de nouveaux exercices de lectures, d'écritures et de nouvelles méthodes d'apprentissages du calcul mental seront mis en place, des cours d'informatique dans le cursus feront leur apparition également, l'enseignement d'une LV1 se fera dès le CP… Les changements toucheront donc tous les niveaux, bouleversements qui font beaucoup d'un coup, selon les grévistes.