Amphis bondés, étudiants debout, les #universités françaises se retrouvent dans la même situation que les années précédentes : surchargées. Cette année, ce sont 30 000 étudiants supplémentaires qu'elles doivent accueillir ; 45 000 en 2015. Les facultés s'adaptent autant qu'elles le peuvent à cette situation. Certaines prolongent les cours jusqu'à 20 heures, d'autres allongent leurs semaines jusqu'au samedi. Les premiers pénalisés sont les étudiants. Pour certaines filières comme Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS),  psychologie ou encore droit, leurs choix sont soumis au tirage au sort. Dans certaines matières le professeur donne cours dans trois amphithéâtres à la fois en étant retransmis par vidéo. A Lyon des cours ont été annulés pour les étudiants de STAPS par manque de salle. Tandis qu'à Toulouse Jean Jaurès, le personnel du département de psychologie s'est mis en grève pour dénoncer leurs conditions de travail.

En contrepartie, le gouvernement annonce cette année "une hausse inédite du budget des universités de 100 millions d'euros". Mais cela n'est pas suffisant. Fort est de constater que les dépenses destinées à l'enseignement supérieur ont diminuées : 10,16 en 2012 pour 9,48 en 2016, en milliers d'euros. On peut se demander d'ailleurs, si les 850 millions d'euros promis pour l'enseignement supérieur et la recherche en 2017 pourront être atteints.

 

Quelles solutions pour désengorger les universités ? 

Pour Thierry Mandon, secrétaire d'Etat à l'enseignement supérieur, la solution est la sélection. En France, la sélection à l'université est réglementée par la loi et on dénombre de plus en plus de recours à ce sujet. C'est un sujet tabou. Récemment, Najat-Vallaud-Belkacem s'est avancée sur la question et souhaite y proposer une réforme. Pressée par la fin du quinquennat, la ministre de l'éducation a déjà annoncée une loi pour novembre. Celle-ci s'articulerait autour de deux principes :

  • 1/ Le "recrutement" à l'entrée en master 1
  • 2/ Le droit à la poursuite d'études en master pour tous les étudiants.

Cette réforme peut paraître audacieuse lorsque l'on se rappelle qu'en février dernier, aux vues de nombreux recours, le Conseil d'Etat a donné raison aux étudiants. Il statue que toute sélection est illégale en l'absence d'un décret établissant la liste des formations autorisées. Au final, la sélection est admise dans seulement 42% des masters.  #Education #Gouvernement