Alors que cela fait deux jours que le programme d'évacuation massive de la Jungle de Calais a débuté et que des nombreux #Migrants sont toujours en transit vers les centres d'accueil, des incidents ont eu lieu dans la nuit du Mardi 25 et du Mercredi 26 Octobre. Plusieurs cabanes auraient brûlées et des jeunes mineurs se seraient réfugiés dans des mosquées. D'après l'Agence France-Presse et la Préfecture du Pas-de-#Calais, ces incendies sont "traditionnels" chez certaines "communautés qui mettent le feu à leur habitation au moment de la quitter". Plusieurs incendies ont donc éclaté, blessant légèrement au passage un migrant syrien. C'est apparemment un phénomène habituel qui avait été prévu et la propagation a donc évidemment pu être évitée. 

Les incendies : un phénomène "classique" ?

Il se trouve que les migrants ont tendance à ne pas attendre que les autorités détruisent leurs habitations au moment où ils partent. Ils préfèrent le faire eux-mêmes, par dignité, ce qui fait effectivement partie de leurs traditions. C'est un événement qui avait été prévu par l'association l'Auberge des migrants. En effet, d'après François Guennoc, l'un des responsables de l'association, tout était prévu. Ainsi, l'association avait formé des équipes de bénévoles pour l'extinction d'incendies et ainsi éviter leur propagation. 

Il faut savoir que ce même phénomène d'incendies avait été relevé lors du premier démantèlement du la "jungle de Calais" lorsque des bonbonnes de gaz ont explosé. Les pompiers avaient dû intervenir, aidés par des CRS à cause des soulèvements. Il faut également savoir que certains migrants ont été munis par les associations qui "redoutaient le drame", de plusieurs extincteurs. Ainsi, les dégâts ont été minimisés et le drame tant redouté ne s'est pas produit.

L'évacuation continue malgré les incidents

Même si certains migrants restent encore réticents et ne se laissent pas toujours convaincre par les maraudeurs de la Préfecture, d'autres sont tout à faits prêts et étaient d'ailleurs nombreux ce matin devant le centre de Transit. Ainsi, ils étaient encore plusieurs centaines de majeurs et de mineurs prêts à partir dans les nombreux centres d'accueil et d'Orientation (CAO). Il faut savoir qu'en l'espace de deux jours, ils sont plus de 3 200 majeurs a avoir été accueillis dans les centres disséminés sur tout le territoire. A cela s'ajoute les 722 mineurs dans l'attente de l'étude de leur dossier, qui ont été installés dans le centre d'accueil provisoire du campement. Ce matin encore, les pelleteuses débarrassaient les débris des habitations laissées par les migrants sous le regard de leurs voisins.  #démentèlement