Aujourd'hui, la maire de #Paris Anne Hidalgo et la ministre de la santé Marisol Touraine vont visiter la première salle de #shoot dans le 10e arrondissement de Paris à l'hôpital Lariboisière. Ce lieu, réservé aux toxicomanes, sera pris en charge par la Sécurité Sociale et géré par l'association Gaïa spécialisée dans le traitement de la dépendance aux drogues. L'Hexagone rallie ainsi les neuf pays qui adhèrent aux salles de shoot (Allemagne, Australie, Canada, Espagne, Danemark, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas et Suisse). Pour les uns, cette enceinte est considérée comme bénéfique afin de soigner l'addiction à la #Drogue, pour les autres c'est un début vers la légalisation de celle-ci. Selon France Inter, ce lieu de 430 m2 sera ouvert de 13h30 à 20h30 tous les jours. Situé près de la gare du Nord, cette salle disposera d'une entrée séparée de l'hôpital. Elle sera aménagée de six box indépendants, d'une salle d'inhalation et d'une salle de repos. D'après le Figaro, cette salle de shoot accueillera 200 personnes par jour. Les consommateurs, obligatoirement majeurs, devront s'enregistrer anonymement. Ils devront ramener leur propre produit. Les substances vont de l'héroïne au crack, de la morphine aux médicaments de substitution ou synthétique. Cependant la supervision et l'injection seront faites par un personnel qualifié, muni d'un matériel stérile.

En route vers une légalisation de la drogue ?

Le but de cette action est d'intervenir rapidement en cas d'overdose et de se protéger de la propagation des maladies telles que le Sida ou l'Hépatite B, C... Cependant l'ouverture de la salle de shoot s'attarde à convaincre la population. Fabien, jeune étudiant, voit dans cette initiative "une augmentation du trafic de drogue". Il ajoute : "Soit on interdit la consommation de drogue, soit on la légalise mais on doit la contrôler". Nathalie Kosciusko-Morizet a déclaré sur France Inter que "dans la salle de shoot, il n'y a pas de thérapies. Ce qui est proposé, c'est d'avoir une amélioration sanitaire" mais "pas d'accompagnement pour pouvoir s'en sortir".

Le cannabis joint le débat

A côté de cette salle de shoot, le chanvre revient sur le devant de la scène. Même si certains voient le mal à travers cette plante, selon un sondage Ipsos diffusé lundi 10 octobre, un Français sur deux est "d'accord pour que l’on autorise la consommation de cannabis sous certaines conditions". De plus, 52 % des Français pensent qu'"une vente sous contrôle de l’État serait plus efficace qu'une interdiction." L'ancienne ministre, Cécile Duflot, a posté sur Twitter son engouement pour la légalisation du cannabis.

D'autres ouvertures de salles de shoot sont prévues. Dans un mois, la ville de Strasbourg ouvrira une salle au sein du nouvel Hôpital Civil. La ville de Bordeaux s'est aussi portée candidate.

Et vous, êtes-vous pour une légalisation de la drogue ?