Un homme est mort à #Echirolles. Calogero en fera peut-être une nouvelle chanson sur cette commune, décidément trop présente dans la rubrique des faits divers. Un jour au mauvais endroit, hier vendredi 28 octobre 2016. Mais qui ? Le forcené ou les cinq #policiers ? Peut-être tous. La très vilaine histoire d'une mauvaise rencontre. Donald Trump ne pense qu’à ça, que « ses » concitoyens soient armés. Dans un pays où la police a la gâchette beaucoup plus facile qu’en France, les bavures s’étalent sur les rapports de police, quand elles ne sont pas cachées. Des « noirs » touchés par des « blancs », souvent, et l’opinion publique pas toujours derrière les… noirs. Non, la France n’est pas l’Amérique, non le port d’armes ne viendra pas « pourrir » la campagne présidentielle de 2017. Mais alors, pour ou contre les armes ? Chacun sa philosophie, chacun ses mauvaises bonnes raisons. Concernant la police, tout d’abord, il semble pour le moins nécessaire d’assouplir la légitime défense, même si le fait divers d’hier pourrait plaider pour le contraire. Bien sûr qu’il est dramatique qu’un homme de 51 ans catalogué de « bon père de famille », d’un homme sans histoires » comme décrit par son fils, soit mortellement tué. Son tort ? Se présenter face à la police dans un état d’excitation et, semble t-il, ivre. En principe, on ne meurt pas pour autant. Ni même en menaçant des policiers, plus nombreux, avec une hache. Mais voila, c’est bien le fait de sortir une arme de poing qui a déclenché le tir de quatre policiers simultanément. Pour le fils et la veuve, des questions bien légitimes. Pourquoi ne pas avoir tiré dans les jambes, tout d’abord ? S’ils se sentaient vraiment menacés, il n’était sans doute pas possible de viser, d’abord dans les jambes. L’arme s’avérera factice mais trop tardivement. Les policiers expliquent avoir tenté de maîtriser le père de quatre enfants avec un taser mais sans succès.

Légitime défense pour les policiers dont quatre ont tiré simultanément

Paradoxalement, le fait que quatre policiers aient tiré tendrait plutôt à accréditer la thèse de la légitime défense. Gendarmes ou policiers l’avouent souvent, tirer est le dernier geste qu’ils souhaitent faire. La plupart, d’ailleurs, terminent leur carrière sans jamais avoir sorti l’arme de l’étui, ou au moins, d’en avoir fait usage. Pour le secrétaire général du syndicat SGP police FO, tout se joue en une fraction de seconde. Le même homme reconnait que les policiers sont dans un « état de stress et de vigilance absolue… ». Le syndicaliste qui explique que des témoins étaient présents, se dit confiant pour ses collègues. Pour lui la légitime défense était proportionnée et simultanée. Factice ou pas, l’arme détenue par l’habitant est bien à l’origine du drame. En état d’ivresse, la conscience n’est plus présente. Hier, le malheureux homme a sans doute, sans s’en rendre compte fait un véritable geste suicidaire. C’est aussi pour éviter cela que de nombreux Français refusent à s’armer. Avec de vrais ou de faux revolvers. #Bavure