Un colloque « 30 ans de législation anti-terroriste » est organisé ce mercredi 23 novembre 2016 à l'Ecole nationale de la magistrature,3 ter, quai aux fleurs, Paris 4e. Pourquoi ? Parce que les dirigeants français redoutent une montée en puissance du #Terrorisme et craignent que l'arsenal pénal ne soit pas adapté. Contacté par téléphone, le cabinet du ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas confirme cette organisation : "Alors que la menace terroriste demeure de grande ampleur, le ministère de la Justice organise, mercredi 23 novembre 2016, un colloque sur la manière dont l’arsenal législatif s’est adapté, ces trente dernières années. Ouverte par Jean-Jacques Urvoas, garde des Sceaux, ministre de la Justice, cette journée réunira, à l’Ecole nationale de la magistrature, les acteurs ayant contribué à la genèse de la législation et les magistrats confrontés aux défis d’aujourd’hui..." Pas question d'en dire plus !

La justice se prépare à punir les terroristes des attentats de demain

Après avoir retracé l’évolution du terrorisme, ce colloque permettra de revenir sur l’adaptation de la législation française et de la réponse judiciaire apportée. Une réponse s’inscrivant dans le cadre de l’État de droit et permettant une coopération étroite sur le plan européen. Après l'ouverture par Jean-Jacques URVOAS, garde des Sceaux, ministre de la Justice suivi de l’introduction de la journée par Robert GELLI, Directeur des affaires criminelles et des grâces (DACG), les magistrats et hauts fonctionnaires bénéficieront des "lumières" et expériences de Bruno COTTE, ancien Directeur des affaires criminelles et des grâces, ancien procureur de la République de Paris, Jean-Claude MARIN, Procureur général près la Cour de cassation, Christophe TEISSIER, vice-président chargé de l’instruction au pôle antiterroriste de Paris, Stéphane HARDOUIN, sous-directeur en charge de la justice pénale spécialisée à la DACG

Les discours de clôture d’Olivier LEURENT, Directeur de l’Ecole nationale de la magistrature, puis de Robert GELLI, Directeur des affaires criminelles et des grâces, permettront d'effectuer une synthèse de cette journée d'études.

Tirer les enseignements des attentas du Bataclan et de Nice

Ce colloque intervient après les terribles constats des failles des services de sécurité intérieure de notre gouvernement, de la DGSE, de la DGSI, après les attentats meurtriers de Nice et du Bataclan. Il en faut peu pour que les esprits chargent le gouvernement de complicité de meurtre. Qui a les mains sales désormais ? Cette question, peut-on réellement lutter contre le terrorisme ? Je répondrais oui si nous écoutions les alertes de nos chers homologues étrangers. Evitons les carnages. De plus, le député Georges Fenech a dévoilé que des menaces précises avaient été connues en 2009. De quoi se poser des questions. #Attentat de Nice