A force d’essayer à plusieurs reprises et pendant des années de s’enrichir au détour d’une combinaison gagnante, les accros des jeux de hasard perdent leur emploi, familles et enfants. Dettes, dépression sont également  le lot du joueur excessif.

Ces paris qui détruisent les familles

Mme Dominique ne partage plus la même chambre que son époux depuis cinq ans. Cette ménagère de 36 ans en veut à son mari aujourd’hui âgé de 62, de n’avoir pas acheté une maison pour préparer sa retraite professionnelle dans quelques mois. Ceci à cause du #Lotto d’après elle. Elle l’accuse d’avoir dépensé l’essentiel de son salaire à parier. «Il ne pouvait pas s’en empêcher et pariait beaucoup. Il ne se passait pas un jour sans qu’il n’envoie un de nos enfants valider ses nombreuses combinaisons. "Tellement, il joue de et dépense environ 600 euros par mois», raconte-t-elle.

Un amour pour le jeu qui ne lui a jamais souri «Rares étaient les fois où il gagnait. Pour ne pas perdre espoir, il s’est inventé un slogan : aujourd’hui ça passe ou ça casse. Et ça cassait la plupart du temps mais il ne s’est jamais découragé. D’ailleurs il joue toujours», déclare-t-elle. Aujourd’hui, Mme Dominique est fatigué de l'amour pour les Jeux de hasard de son époux.

Une situation peu reluisante pour une Consultante en informatique 

À quelque mois de sa retraite, Manuela vit toujours dans sa maison d'étudiante depuis des décennies. Et pour cause, sa passion pour les jeux de hasard. «Elle n’a pas vu le temps passer et se disait toujours qu’elle avait le temps nécessaire pour s'acheter une maison et quitter le cycle infernal des loyers élevés à Bruxelles. Elle jouait de grosses sommes et espérait gagner à chaque fois. Quand elle s’est rendu compte de son erreur c’était déjà tard. Elle ne peut plus rien faire, le mal est déjà fait», explique un de ses proches.

Ce dernier fait aussi savoir qu’elle est devenue morose, agressive, dépressive à cause de sa situation : «Même ses enfants ont du mal à la supporter à présent. Ils passent donc le clair de leur temps en dehors du domicile familial car en dehors des jeux du hasard, leur génitrice est devenue alcoolique».

Une autre famille déchirée 

Mlle Manon, elle, ne s’est jamais remise des éclats de voix perpétuels entre ses parents.

Manon est arrivée à quitter la maison familiale et de vivre en concubinage avec le père de ses deux enfants. Son père est en effet un passionné, féru de ces jeux. D’après elle, il jouait au point où il oubliait de payer son loyer. Ce qui générait des conflits au sein de la famille.

Aujourd’hui étudiante en Master 2 à l'université Libre de Bruxelles, elle s’en souvient avec amertume. «On nous a expulsé de la maison où on vivait plus d’une fois. C’était à mourir de honte. Et le comble c’est qu’il n’était pas là. Il nous a abandonné depuis et vit avec une autre femme qui comme lui adore jouer»

Des drames comme ceux-ci, relatifs aux jeux de hasard, de nombreuses familles les vivent au quotidien. Seulement elles n’émeuvent pas les vendeurs, encore moins les concepteurs. «C’est vraiment regrettable ce que vivent ces pauvres gens mais que pouvons-nous faire ? Arrêter est impossible parce que c’est l’argent qu’on cherche. Vous vous imaginez donc que nous ne pouvons pas demander aux gens de ne plus jouer mais, plutôt de les y inciter davantage en multipliant les options. Et ce sont eux qui veulent toujours les essayer», déclare sous anonymat un responsable d'une librairie spécialisée dans les jeux de hasard.

Un conseil aux accrocs des jeux de hasard

Il est nécessaire et même impérieux de discuter franchement avec vos proches. Parlez leur de votre problème et dites toutes les actions que vous avez eu à poser jusque-là. Ne soyez pas restrictif.

Si le degré de dépendance est trop élevé, vos proches peuvent vous orienter vers des groupes de soutien. Essayez et vous verrez les résultats. #Jeux de hasard,Lotto,Cartes, #Belgique