Comme les autres footballeurs, #Antoine Griezmann a observé une minute de silence, samedi 11 novembre 2016, avant le match de l'équipe de France de football, contre la Suède. Il s'agissait de se rappeler les drames du vendredi 13 novembre 2015, à Saint-Denis, contre les terrasses parisiennes et au #Bataclan. Là, où sa soeur s'est retrouvée otage.

Bien sûr qu'Antoine Griezmann préfère marquer. Bien sûr qu'une mauvaise action, qu'un ballon mal repris, qu'un tacle mal négocié... Certes, l'homme hyper doué n'aime pas rater quelque chose. Mais, hier, au Stade de France, là même où les premières explosions mirent la France en alerte, le vendredi 13 novembre 2015, alors que les tricolores recevaient l'Allemagne, Antoine Griezmann, à coup sûr, s'est échappé dans sa tête. Le temps de la minute de silence demandée par le speaker. Celui-là même qui, un an plus tôt, avait eu la lourde charge de calmer les dizaines de milliers de spectateurs. Il rappelait, vendredi, comment il avait du se concentrer pour lire quatre lignes. Ne pas trembler. Il avait entre ses mains une énorme foule alertée depuis déjà des dizaines de minutes par des téléphones portables. Il savait qu'une voix mal assurée pouvait déboucher sur une catastrophe. L'année passée, Antoine Griezmann ne jouait pas contre l'Allemagne, il ne fait donc pas partie des joueurs à avoir été intrigués par une explosion. Puis une seconde. Antoine Griezmann, lui, savait juste que sa soeur Maud était à un concert, à Paris.

Pour Maud, Antoine Griezmann n'est pas une star, mais le frère

Oui, mais des concerts dans la capitale il y en a pas mal chaque soir. Sa mère s'était voulue rassurante, affirmant que sa fille n'allait pas voir ce genre de musique. En l'occurrence, les Eagles of Death Metal. Et bien si, la jeune fille était bien au Bataclan. Antoine va voir sur Internet ce groupe qu'il ne connait pas. Et là, il le sait, sa soeur est bien là-bas. Commence l'angoisse. Il n'y a plus de footballeur mais un homme. Un jeune homme, certes plein de gloire, fortuné, adulé... Mais là il s'agit de sa soeur. Il est sur la même ligne que tous les autres membres de familles touchées.

"Bataclaner", c'est relativiser et rendre hommage

Son histoire, celle de sa soeur, se terminera bien. Plusieurs heures après la fin du match, il donnera la bonne nouvelle, sur Twitter en indiquant que sa soeur avait pu sortir du Bataclan, grâce à Dieu. Hier, après la minute de silence, Antoine Griezmann a disputé le match contre la Suède. Pas de but pour Maud. Qu'importe. Elle ne lui en voudra pas. Antoine et Maud auront sans doute appris jeunes à relativiser. A "Bataclaner", hiérarchiser ses problèmes, comme cet isérois, Michel Rives qui a tiré cet enseignement de ces drames.