Ce qui frappe à l'arrivée sur le continent africain, hormis la chaleur écrasante de Ouagadougou où nous atterrissons, c'est l'écart de développement flagrant entre l'Europe et L'##Afrique de l'ouest. On dit, cette partie du monde, sous-développée mais en réalité, en y regardant de plus près, l'ensemble des pays qui compose cet espace fait parti d'un programme de contrôle du développement de l'Afrique de l'Ouest mené, en tout état de cause, par l'Europe et les Etats-Unis. 

Sous-développée, l'Afrique de l'Ouest, mais pas en tout ! L'oeil de l'expert ne s'y trompe pas, la voie du développement en Afrique de l'Ouest est définitivement clairsemée. D'un côté, une certaine forme de normalité règne sur l'Afrique de l'ouest, téléphonie mobile, réseau internet, chaînes de télévision par satellite, énergie solaire et de l'autre, dans des domaines logiquement prioritaires, c'est presque le néant. Le contrôle du développement en Afrique de l'ouest a, volontairement, écarté de ses prérogatives les essentiels comme les infrastructures routières, le traitements des déchets, l'éducation sous toutes ses formes et l'initiative à l'emploi ou la création d'entreprise locale.

En fait, c'est le potentiel à consommer qui fait office de contre-poids sur la balance de l'accès au développement. L'Afrique de l'Ouest est un consommateur parfait, en ce sens que, sa seule possibilité de contestation, vis à vis d'un produit qu'il rejette, est de ne pas le consommer du tout. La concurrence et les alternatives aux produits de grande consommation étant quasi-nuls, la population continue de consommer en masse, même des aliments pourtant reconnus dangereux pour sa santé. 

 

Le contrôle sur la santé en Afrique de l'Ouest

Ici encore, une inégalité un peu troublante se dessine entre l'accès aux soins et l'accès aux médicaments en provenance de grand laboratoire européen ou américain. La difficulté pour trouver un spécialiste médical est, en Afrique de l'Ouest, de deux ordres. D'abord, il faut que le praticien recherché exerce sur le continent car beaucoup de médecins choisissent de pratiquer la médecine en dehors de l'Afrique et ensuite, il lui faudra être accessible tant géographiquement que financièrement. Une visite chez un spécialiste coûtant environ autant que quinze repas dans un petit restaurant local, la majeur partie de la population de l'Afrique de l'Ouest n'envisage même pas de pouvoir bénéficier, un jour, de ce service. Le développement du contrôle de la prescription médicale n'est pas une priorité en Afrique de l'Ouest.

En revanche, les pharmacies de cette part du continent font "carton plein". Qu'on parle de chiffre d'affaire ou de diversité médicamenteuse, le contrôle du développement africain permet, à tout à chacun, d'acheter le médicament qu'il lui plaît d'essayer. Même certains traitements, dont le protocole de délivrance en Europe est un véritable casse-tête chinois, sont ici en vente libre. L'Afrique de l'Ouest est une véritable mine d'or pour les laboratoires pharmaceutiques qui en profitent pour y écouler leurs invendus en provenance de l'autre monde. Il faut se rendre à l'évidence que le médicament est un produit comme les autres en Afrique de l'Ouest. On ne peut décidément pas faire fructifier un produit de consommation sans faire fructifier, également, la source même de son existence. #Santé