Depuis l’élection de #Donald Trump et la percée inattendue de #François Fillon à la primaire de la droite, la crédibilité des sondages est remise en cause. Et, avec elle, celle des médias qui en publient les résultats. Ces derniers présentent d’ailleurs ce fait comme s’il était nouveau, voire étonnant. Mais l’est-il vraiment ? Tout d’abord, un sondage, c’est quoi ? Cette question ressemble à s’y méprendre à mon premier cours de philosophie en terminale : mon professeur nous avait demandé de définir une chaise. Le rire a été la première réaction de ma classe. Bien mal nous en a pris. Ben oui ! Cela n’a rien d’évident de définir un objet dont on se sert tous les jours. Aucune définition n’était suffisamment précise ni exhaustive. Il en va de même pour les #Sondages. Certes, tout le monde s’accorde sur un fait : c’est une enquête statistique visant à établir la manière dont se répartissent les opinions sur un sujet donné, à un moment donné. Le problème, c’est quand il s’agit de déterminer la méthode pour y parvenir. Par téléphone, internet ou dans la rue ? Gratuitement ou rémunéré ? Or, selon la méthode adoptée, la fiabilité varie. Car au final une question demeure : l’échantillon choisi pour établir les statistiques est-il représentatif de l’ensemble de la population ?

La critique des sondages, rien de nouveau sous le soleil

La critique des sondages n’est pas nouvelle. Et ce n’est pas seulement le manque de fiabilité qui est remis en cause ! Ainsi, en 1989, l’écrivain et journaliste Patrick Besson tourne un sketch où il dénonce l’absurdité des sondages. Constatant que 34% des Français qui se revendiquent du Parti Communiste Français dorment sur le ventre, « c’est-à-dire dans une position de repli et d’angoisse », il en déduit la chute libre de l’influence du parti communiste. Il rappelle d’ailleurs, à titre de comparaison, qu’à la libération, 75% des communistes dormaient sur le dos ! Daniel Prévost, quant à lui, s’amuse à sonder sa famille pour savoir, par exemple si sa femme doit changer de coiffeur. Plus récemment, enfin, la chaîne Youtube Thinkpositive, interroge les gens dans la rues, pour savoir, entre autres, « demain, c’est pour quand ? ». Une question simple, qui obtient des réponses tout aussi simples, du genre « ça dépend dans quel référentiel on se situe ».

De quoi réfléchir, non plus seulement sur la fiabilité des sondages, mais sur leur utilité, tout simplement !