7 candidats ! On a cru, un instant, qu'il n'y aurait pas de plateau TV capable d'accueillir la meute de candidats à gauche. Finalement, ils sont sept. Sept comme à droite. Sept à se retrouver le 22 janvier sur des bulletins à l'occasion du premier tout de la primaire à gauche.

7 candidats. La liste officielle a été connue samedi 17 décembre 2016. Elle comporte sept noms. Et notamment celui de l'ex-premier ministre Manuel #Valls. "Ma candidature est celle de la conciliation, de la réconciliation" affirme le catalan, ambitieux, qui a poussé vers la sortie le chef de l'Etat. C'est bien sûr le favori. Comme l'était Juppé. Mais on sent un vent de Tous sauf Valls prendre forme depuis quelque temps.

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La candidature de Vincent Peillon pose question en effet. L'home était particulièrement discret. Ministre de l'Education, il n'avait pas été repris dans le gouvernement Valls ! Si Valls incarne un peu Nicolas Sarkozy, le favori, Peillon semble pouvoir le meilleur et le pire. Un outsider assurément. Autre outsider, Arnaud Montebourg, qui s'est lancé dans la campagne en août. Il veut une réforme radicale au niveau de l'Europe sans "sortir de l'euro". C'est le monsieur "Made in France" et ce peut-être son heure. Benoît Hamon, ancien ministre de l'Education comme Peillon, souhaite la reprise du "processus continu de réduction du temps de travail" et est soutenu par une majorité de parlementaires frondeurs. Il y avait Nathalie Kosciusko Morizet, il y a Sylvia Pinel. Une candidate du parti radical voulait dans un premier temps partir sans la case primaire.

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Elle a changé d'avis au moment du renoncement de François Hollande. C'est une énigme, que représente François de Rugby, le président du parti écologiste ? Soutenu par les anciens d'EELV, comme Emmanuelle Cosse ou Barbara Pompili, il est peu connu du grand public. Mais le mouvement écologiste à ses fans. Il entend peser "en mettant l'écologie au coeur du projet de la gauche" et ce sera peut-être cela son principal handicap. Pour devenir Président de la République il faut pouvoir sortir de ses "danseuses" pour aborder tous les pans de la vie des électeurs. Le président du front démocrate a été désigné par ses pairs. Et ainsi Jean-Luc Bennahmias, l'ancien secrétaire national des Verts et vice-président du MoDem souhaite proposer "une espérance progressiste".

Primaire à gauche: Pour les 7 candidats, qu'importe le programme, seul le charisme compte !

Les résultats dépendront beaucoup des prestations de chacun aux débats qui seront faits. Les Français votent de plus en plus sur le charisme au détriment des programmes.

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C'est dommage mais c'est ainsi. Il sera difficile de revenir en arrière.

Peillon, Montebourg... puis Hamon ou Pinel ? Réponse le 22 janvier 2017 vers 21h3O

A plus d'un mois du premier tour difficile de dire sur le plan Tous contre Valls marchera. A la date d'aujourd'hui nous voyons une finale #Montebourg, parce que l'homme semble avancer avec patience et précision contre Vincent Peillon qui pourrait réussir à écarter Valls. Valls prendrait alors la lace de Sarkozy. Derrière, Benoit Hamon qui semble pour l'instant condamner à des strapontins, Sylvia Pinel, parce que la gauche aura à coeur de pousser une candidature féminine et parce qu'elle incarne une autre mouvance. François de Rugby et Jean-Luc Bennahmias pourraient être les Poisson et Copé de cette primaire à gauche. Contrairement à la droite on ne s'attend pas à connaître le Président de la République au soir du second tour car, hors primaire s'élanceront notamment Jean-Luc Mélenchon, hors course à la Présidence mais aussi Emmanuel Macron. Et, là, tout est possible. #Primaire de la gauche