Non, ce n’est hélas pas de la science-fiction. La preuve : l’espace furtif d’un instant, vous avez songé que vos photos coquines ont été gobées et largement diffusées sur l’Internet. Un malware, un logiciel malveillant (ou maliciel) peut-il si facilement prendre le contrôle de votre ordinateur, via le connecteur de votre souris ou stylet, simplement en survolant un piège à clics ? Eh bien… non, pas systématiquement, mais méfiance ! Ce que vous venez de lire, est-ce de l’information parodique ? Celle dans laquelle excellent des sites comme Le Gorafi (en extension fr) ou Brave Patrie (‘’le vrai journal des vraies valeurs de la France vraie’’) ? Ou carrément de la désinformation ? De la nature de celle qui enrichit considérablement les sites diffusant des #Fausses nouvelles apparemment crédibles ? Récemment, un internaute américain a été persuadé qu’un restaurant de pizzas était la plaque tournante d’un réseau pédophile dans lequel Hillary Clinton était impliquée.

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Cette version étasunienne de la rumeur d’Orléans (des magasins de lingerie présumés liés à un réseau de traites des blanches, en 1969) a fonctionné… L’abusé a déchargé son arme dans la Comet Ping Pong Pizza Shop de Washington (le 5 déc. dernier).

Piège à mulots

J’en suis à deux ensembles clavier, souris, pavé numérique Microsoft Sculpt inutilisables (un connecteur cassé pour l’un, du liquide versé sur le pavé numérique pour le second). Impossible de remplacer un connecteur ou un pavé numérique seul. D’où l’idée de créer ce piège à clics. Soit un titre et un chapeau alarmistes, suscitant l’émotion. Un clickbait somme toute classique. Du genre ‘’Arrêtez tout ! Voici les Secrets (…) cela va vous épater !’’ (pompé sur le site Hacking-Social). Mais des #Fake news complotistes pullulent… Et les sites de diffusion de fausses nouvelles rapportent gros à leurs auteurs.

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Exemple parodique : ‘’Megaupload hacké par le Mossad’’ (ex. réel pompé sur Brave Patrie). Le second piège à clic qui accompagne la fausse nouvelle, c’est un contenu sponsorisé du type ‘’L’astuce que le gouvernement ne veut surtout pas que…’’ (ex. réel d’une publicité pour le site commercial Monde solaire qui promet monts et merveilles si vous vous équipez de panneaux solaires). L’ennui, c’est que les sites de #Désinformation prolifèrent, au point que le pape François, ‘’crédité’’ – faussement – d’avoir appelé à voter pour Donald Trump, s’en est inquiété, comparant l’attirance pour ces fausses informations à la coprophilie (dans l’hebdomadaire belge Tertio).

Automate de détection

Les sites recensant les bobards, les hoaxes, sont légion, et certains diffusent des bulletins pour alerter sur les nouveautés les plus récentes. Mais des programmeurs songent sérieusement à mettre au point des automates, par exemple une extension pour le navigateur Chrome. Pour le moment, ce type d’automate s’appuie sur des bases de données recensant les sites notoirement nocifs.

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Mais on peut imaginer que les progrès de l’analyse syntaxique (encore balbutiante dans les correcteurs grammaticaux actuels les plus courants) pourraient parcourir un texte et déceler s’il est susceptible de véhiculer de fausses informations, s’il s’agit ou non d’un piège à gogo (ce qui précède, en premier paragraphe, déclencherait donc une alerte). Quant à Facebook, depuis hier, ses utilisateurs anglophones peuvent signaler un message et cocher la case ‘’It’s a false news story’’. Parmi les dernières en date : la mort du joueur de rugby James Haskell, les fiançailles des chanteurs Gwen Stefani et Blake Shelton, la diffusion d’un porno sur CNN, le départ de Waldemar Kita du FC Nantes, de fausses alertes du Windows Support Center de Microsoft. Et une bonne blague : le NoPhone Air. Non, mais allô ! Quoi ? T’es un geek et tu n’as pas ton NoPhone Air ? Mais ce que révèlent les fausses nouvelles, c'est aussi le déficit de crédibilité des sources d'informations traditionnelles. Et cela, c'est plus grave.