A #Givors (#Rhône), il est question de mosquées actuellement. De mosquées au pluriel. Le plus gros problème vient de la Grande #Mosquée de Givors, la deuxième du Rhône, d'une capacité de près de 1500 fidèles. Le conflit tourne autour d'un homme, Abdelouaheb Bourekhis, démis de ses fonctions d'imam et de membre du conseil d'administration de l'association Iqra, gestionnaire des lieux, voici quelques mois. "L'accueil d'une école privée hors contrat" serait à l'origine du conflit d'après Le Progrès du 3 janvier 2017. "Ce n'est pas l'islam que j'ai appris et que j'apprends aux autres" affirme M. Bourekhis. Un porte-parole de la mosquée, défend une autre thèse.

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Il estime que le principal fait reproché à l'ancien imam est "une prise de parole le 26 août, dans un prêche, pour demander la destitution de M. Saadia", le recteur et président du conseil d'administration de la mosquée. Le porte parole ajoute souhaiter l'apaisement et confirme que la mosquée est à la recherche d'un imam "compétent, bilingue, diplômé" et espère trouver quelqu'un né en France. Une audience doit se tenir le 25 janvier afin d'examiner la procédure civile lancée par M. Bourekhis pour contester cette exclusion. Le 25 janvier, la justice dira donc la loi, à Lyon. Il a aussi déposé une plainte pénale pour "faux, usage de faux et tentative d'escroquerie au jugement". Une autre mosquée fait également parler d'elle. Une salle de prière, plus précisément, qui envisage de quitter le centre-ville de Givors, à 100 mètres de la mairie, pour un lieu plus excentré dans le quartier de Bans.

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Des discussions, dont certaines un peu âpres, ont été observées lors d'un récent conseil municipal. En ville aussi certains commentent des faits qu'ils ne connaissent pas toujours. L'élu FN Antoine Mélies s'est également fendu d'un communiqué. Pas forcément plus facile pour la population de comprendre. Certains élus affirment notamment que l'arrivée de fonds saoudiens n'est qu'un fantasme.

Deux mosquée et salle de prière pour deux besoins différents chez les Musulmans

La Ville et l'association Al Nour, qui gère le lieu de culte et qui est propriétaire des murs, sont tombés d'accord sur un prix du mètre carré, dépollué. Cette salle de prière pose aujourd'hui problème, notamment quant au stationnement et particulièrement lors des fêtes culturelles ou cultuelles. D'obédience chiite, ce lieu serait celui d'environ 500 familles, soit nettement moins que pour la Grande mosquée, sunnite pour sa part.

Huit ans pour payer le terrain. Et si le projet ne va pas au bout ?

Un point de discorde quand à cet accord, les huit ans accordés à Al Nour pour payer le terrain.

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La Grande mosquée avait mis une quinzaine d'années avant d'ouvrir ses portes aux fidèles. Et certains se demandent ce qu'il adviendra si le projet n'allait pas au bout. Une ouverture à cinq ans semble raisonnable. Si l'association vendra ses locaux de la rue Gambetta, il lui faudra ensuite trouver les fonds nécessaires. Pendant ce temps la lutte continue pour l'arrivée d'un cinéma à Givors. La Municipalité a mis le paquet en terme de communication. Des élus pensent qu'un dossier présenté différemment pourrait aboutir en de début d'année. Pas sûr toutefois que les autres cinémas ne se bagarrent pas eux aussi. Lesquels mettront en avant une baisse de recette mais également la défense de l'emploi. Sans compter que pour les communes de Vienne, de Brignais, voir de Mornant la clientèle de Givors et environs génère des rentrées d'argent pour la restauration et le commerce.

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