Ce qui est excessif n'est plus crédible. La mise en examen par une juge d'instruction parisienne, hier après-midi de Pierre Cassen, fondateur du site d'informations en ligne "#Riposte laïque", suite à une vidéo postée par un contributeur, viole le droit de la presse. En effet, Pierre Cassen n'est plus directeur de la publication depuis quatre ans. La même #Justice Parisienne avait d'ailleurs condamné le directeur Suisse de la publication, Alain Jean-Mairet, en avril 2016, et des jugements contradictoires sont intervenus en matière de Justice avec Riposte Laïque condamnée à Paris, mais relaxée à Lyon. Le harcèlement subi par cette association devant la 17ème chambre correctionnelle de Paris, et la condamnation, le 6 avril, de son éditeur Suisse ont d'ailleurs soulevé une levée de boucliers et d'indignations en Suisse où le député suisse Addor refuse que la justice française soit la police mondiale de la pensée.

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Contacté par téléphone à sa sortie du cabinet de la juge d'instruction de Paris, Pierre Cassen, fondateur du site de réinformation "Riposte Laïque" confirme sa mise en examen : "Avec Christine Tassin, nous étions donc entendus ce matin par une juge d’instruction, suite à la plainte d’une association, qui se plaignait de la vidéo de Maxime sur le congrès musulman au cœur de l’Auvergne."Nos situations étaient différentes, puisque Christine ne conteste pas être directrice de publication, ce que moi je consteste. Donc, Christine a été mise en examen....".

Pierre Cassen victime d'un harcèlement judiciaire ?

Pierre Cassen déplore un acharnement de la justice et précise : "Pour moi, c’était différent. J’aurais pu garder le silence, mais dans ce cas, j’aurais été convoqué de nouveau, dans le mois qui suit.

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Donc, avec Maître Frédéric Pichon, on a retenu l’idée que cette fois, je réponde aux questions.

"En gros, bien que je ne sois plus président de RL depuis plus de 4 ans, bien qu’un jugement de mars 2013 l’ait confirmé, bien qu’Alain Jean-Mairet ait été condamné par la justice française pour sa responsabilité comme directeur de publication, à la même date que la publication de l’article de Maxime-Danielle, j’ai quand même été mis en examen, sous le prétexte que la perquisition effectuée montrerait que je suis le vrai chef de RL. D’abord, les preuves, sur ce que j’ai pu voir sur le dossier, sont loin d’être établies, mais en outre, le procès n’a pas encore eu lieu. Je croyais que nous étions dans un pays où la présomption d’innocence faisait loi. Sauf pour nous. Donc, mise en examen.".

Riposte Laïque : Quatre convocations devant la justice d'ici le 1er mars

L'association Riposte Laïque, accusée par Alain Juppé de lui avoir fait perdre la primaire de la droite, estime "subir un véritable harcèlement de la part des dirigeants socialistes" et cite, pour corroborer ses propos les prochaines échéances.

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Il y a d'abord le 23 janvier avec un verdict du conseil d’Etat, suite à un différent avec Anne Hidalgo, maire PS de Paris. Il y a ensuite le 1 er février avec le verdict du procès, suite à un texte dénonçant les violences des migrants de Calais. Puis, le 9 février, il y a l'examen des recours engagés, suite à la condamnation d’Alain Jean-Mairet, l'actuel directeur de la publication. Enfin, la justice n'allait pas s'arrêter là. Le 1er mars, il y a le procès de Christine Tassin, suite à son propos « Islam assassin », prononcé lors d’un discours au Trocadéro, après les attentats meurtriers perpétrés par les terroristes de Daech-état islamique.

Le lecteur moyen ne peut que s'interroger sur cette dernière poursuite. Les moyens et temps mis en ouvre pour tenter de faire condamner Christine Tassin ou Pierre Cassen, qui, eux n'ont tué personne, ne devraient-ils pas être utilisés pour traquer les terroristes de Daech, qui préparent de nouveaux attentats sur notre sol ?