C'est un premier coup dur dans "l'affaire du Frasnois". La semaine dernière, la gendarmerie diffusait un portrait-robot 3D de la jeune femme retrouvée morte le 15 décembre 2016 dans cette petite commune du Jura, le corps lacéré d'une trentaine de coups de couteau et le visage complètement défiguré. L'appel à témoins n'ayant rien donné, une équipe de spécialistes a donc, à partir du cadavre et des informations à disposition, réalisé cette reconstitution faciale.

"Certain à 90%"

Quelques heures après la diffusion du document, les gendarmes de Lons-le-Saunier et de Besançon traitent une cinquantaine d'appel, plus ou moins sérieux.

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Un témoignage semble toutefois correspondre de très près à la réalité. Un bénévole des restos du coeur de Besançon assure avoir reconnu la victime. Il en est certain à 90%.

Il s'agirait d'une ressortissante Bulgare, arrivée dans le Doubs il y a 1 an avec son compagnon. Le témoin affirme avoir hébergé chez lui ce couple en difficulté, avant qu'ils ne décident de "s'installer" dans un monospace, en face de l'#Association. La jeune femme de 33 ans n'a plus donné signe de vie depuis le 17 novembre, alors qu'elle se rendait au moins une fois par semaine auprès des bénévoles de l'organisation.

Même si la description physique, les mensurations et l'âge collaient parfaitement aux recherches, les enquêteurs émettaient tout de même quelques doutes concernant la situation précaire de la jeune femme.

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En effet, ils avaient rapidement écarté l'idée d'une marginale suite à l'autopsie, les analyses ne relevant aucune trace de drogue et d'alcool dans le sang, avec une dentition et "une constitution" saine. Malgré tout, devant les affirmations des témoins et la concordance des éléments, la piste paraissait crédible.

La brigade de recherche de Besançon a ensuite mené des investigations en ce sens. Très vite, ils ont retrouvé la trace de la jeune bulgare en question, qui a été aperçue il y a moins d'une semaine. La victime n'est donc toujours pas identifiée...

Une cellule d'investigation spéciale

Devant la complexité (et la cruauté) de l'affaire, un groupe nommé "Homicide Le Frasnois" a été créé depuis le début du mois. Il est composé de sept enquêteurs à plein temps, issus de la section de recherches de Besançon, de la brigade de Lons-le-Saunier (où est basée la cellule) et du groupement de la gendarmerie du Jura. Ils travaillent sur différentes pistes, notamment dans le milieu du proxénétisme.

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